Ça se murmure...
Indiscrétions, punchlines, échos de terrain et chuchotements... : pour capter les signaux faibles de la planète économique occitane, c'est ici que ça se passe !
Commerces contre services. « Les indicateurs du commerce, notamment en centre-ville, ne sont pas bons, avec un taux de vacance de 13,4 % en Occitanie, explique l’économiste Philippe Moati le 11 février lors du séminaire des élus de la CCI de l’Hérault. Les centres commerciaux souffrent, tout comme les pieds d’immeubles. Un secteur en crise pour différentes raisons : la concurrence du e-commerce, le marché de la seconde main qui se développe et le marché des biens qui est saturé. » De fait, « les activités de services prennent aujourd’hui le pas sur le commerce ».
Guillaume Rouzies. L’Observatoire toulousain de l’immobilier d’entreprise (OTIE) change de main. Sa présidente, Élodie Moine, directrice de CBRE Toulouse, annonce à l’occasion d’un forum organisé le 12 février dans la Ville rose passer le flambeau à Guillaume Rouzies, président-directeur de KEOPS, agence d’immobilier d’entreprise. Après deux années « très riches », notamment marquées par un travail étroit avec l’Agence d’urbanisme et d’aménagement de Toulouse (AUAT), elle assure transmettre la gouvernance « avec une grande confiance », tout en demeurant vice-présidente. Guillaume Rouzies appelle, lui, la profession à « prendre de la hauteur » et à jouer collectif pour affronter les défis du marché tertiaire.
20 ans d’avance ou pas. À l’initiative des Parc Club en 1976, Bernard de Fesquet, président de CFC Développement, entend relancer le concept et lui donner une dimension de quartier urbain. Depuis un an et demi, le promoteur en immobilier d’entreprise montpelliérain a racheté cinq bâtiments (4 000 m2) vieillissants du Parc Club du Millénaire, à Montpellier (34), qui compte une trentaine de bâtiments (32 000 m2, 11 ha). Son objectif : acquérir d’autres sites. « Sur cet espace foncier qui s’est fait rattraper par la ville, il y a un potentiel de 150 à 200 000 m2 de bureaux, de logements et d’activités de services, assure le président de CFC Développement, qui préside depuis 2024 l’association syndicale du parc club du Millénaire (ASL). « Nous avons 20 ans de chiffres d’affaires devant nous ! C’est le temps qu’il faudra pour faire aboutir ce projet. Pour y parvenir, je dois travailler avec la foncière La Française, qui possède 74 % de l’ensemble du Parc Club du Millénaire et avoir l’écoute et l’appui de la Métropole et de la Ville de Montpellier. Il faut aller plus vite ! À l’époque de Georges Frêche (ancien maire et président de l’agglomération, NDLR), j’avais quelques minutes pour présenter et expliquer un projet. Il prenait une position, si elle était favorable, l’exécution suivait dans la foulée et le respect des règles. Ce schéma n’existe plus malheureusement ! », conclut le dirigeant.











