Ça se murmure...
Indiscrétions, punchlines, échos de terrain et chuchotements... : pour capter les signaux faibles de la planète économique occitane, c'est ici que ça se passe !
La liste « pro entreprise ». La bataille des municipales se joue aussi sur les réseaux. Le 15 janvier, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc repartage une publication LinkedIn de sa liste Protégeons l’avenir de Toulouse, qui met en avant le bilan économique de son mandat. Le post revendique une baisse « historique » du chômage, la « sanctuarisation » de 86 000 emplois aéronautiques et une « stabilité fiscale » pour les entreprises. L’édile résume ainsi son positionnement : « Pro aéronautique. Pro industrialisation. Pro entreprise. Car nous sommes la liste de l’emploi ! »
Du changement pour Kévin Liebart. Chargé de mission innovation et coordinateur de la communication et de l’événementiel au sein du BIC Plein Sud Entreprises, à Rivesaltes (66), Kévin Liebart s’apprête à rejoindre l’association d’entreprises A2PEPS en tant que directeur. Il était jusqu’à fin décembre dernier président de la fédération régionale des Jeunes chambres économiques d’Occitanie ; c’est Clothilde Schelstraete, dirigeante de la société La Potée Oz (traiteur événementiel et restauration), à Béziers, qui lui succède.
Le sénateur et les coquins. Le sénateur LR du Gard Laurent Burgoa révèle en présence de La Lettre M que la verrerie OI de Vergèze - promise à la fermeture avec la suppression de ses 164 salariés - a fait l’objet de marques d’intérêts en vue de sa reprise par « des vignerons indépendants » et « une verrerie existante » (VOA Verrerie d'Albi- 81, NDLR). Autant de projets n'ayant pas abouti. « Certains poussaient pour que le groupe Nestlé (voisin de l’usine avec la source Perrier, NDLR) joue un rôle dans ce dossier. Je n’y étais pas favorable. Durant la commission d’enquête sénatoriale sur les eaux minérales que j’ai présidée, je les ai côtoyés. Nestlé, ce sont un peu des coquins... », glisse le sénateur. Sur un autre dossier économique concernant son territoire, le projet de ligne à très haute tension (THT) RTE entre Jonquières-Saint-Vincent (Gard) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), qui rencontre une vive opposition, Laurent Burgoa « regrette » que l’État « passe quelque peu en force ». Selon lui, « cela va crisper les habitants dans une zone où le populisme est déjà ambiant. Cela donne l’impression que l’État fait tout pour le favoriser. »











