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Région Occitanie
| | 13/01/2026

Ça se murmure...

© Florence Philippart

Indiscrétions, punchlines, échos de terrain et chuchotements... : pour capter les signaux faibles de la planète économique occitane, c'est ici que ça se passe !

Y a-t-il un (bon) impôt dans l’avion ? C’est un satisfecit teinté d’impatience que dresse Olivier Andries, président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas) l’occasion de ses vœux.

« La filière aéronautique et spatiale française (bien représentée en Occitanie autour du groupe toulousain Airbus et de sa chaîne de sous-traitance partenariale, NDLR) dispose de tous les atouts pour réussir sur les marchés tant civils que militaires : des talents, des savoir-faire, des technologies et une capacité collective à se mobiliser, estime-t-il. Nous abordons donc 2026 avec confiance, mais aussi avec exigence. Confiance dans la force de notre filière et dans sa capacité à innover et à se transformer ; exigence de décisions cohérentes et durables pour préparer les choix industriels qui conditionneront les décennies à venir. » Le Gifas, qui dit avoir besoin de « disposer d’une meilleure visibilité », appelle en particulier de ses vœux la mise en place d’une « fiscalité adaptée à la réalité industrielle, favorable à l’investissement productif, à l’emploi et à la transition énergétique ». À bon entendeur...

Sparadrap. « Je ne suis pas le sparadrap des journalistes, contrairement à d’autres élus qui cherchent en permanence que l’on parle d’eux dans la presse », grince Kléber Mesquida, président du département de l’Hérault le 13 janvier en conclusion de ses vœux à la presse. Autre tacle de l’élu, celui adressé à la Chambre régionale des comptes (CRC) Occitanie : « Ses magistrats nous reprochent d’avoir trop investi avec la construction de trois nouveaux collèges. Or, ces équipements sont indispensables pour faire face à la hausse de la démographique scolaire liée à l’augmentation de la population héraultaise. » En septembre dernier, la CRC Occitanie avait publié un rapport pointant sévèrement la situation budgétaire du Département confronté à la baisse des dotations de l'État et de ses recettes fiscales.

Sanctions pécuniaires. C’est ce qu’on appelle commencer l’année du mauvais pied… La société toulousaine de gestion de portefeuille M Capital Partners et ses dirigeants, Rudy Secco et Stéphanie Minissier, se voient infliger des sanctions pécuniaires – s’élevant respectivement à 200 k€, 70 k€ et 35 k€ - par la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Les sanctions portent sur des « manquements à plusieurs obligations professionnelles entre août 2019 et décembre 2023 ». Si la Commission a écarté le principal grief relatif à la fourniture irrégulière du service de placement, elle a retenu des défaillances dans le dispositif d’investissement, la traçabilité des vérifications, la gestion des conflits d’intérêts et le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT), jugé « lacunaire et non-opérationnel ». Ces manquements ont été imputés aux dirigeants en leur qualité de responsables. La décision est susceptible de recours.

La rédaction
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