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Région Occitanie
| | 9/07/2025

Ça se murmure...

© CCO / Florence Philippart

Indiscrétions, mouvements, marchés, échos de terrain et chuchotements... : pour capter les signaux faibles de la planète économique occitane, c'est ici que ça se passe !

NewOrch cherche (toujours) un repreneur. « Des négociations sont en cours depuis plusieurs mois pour la cession du groupe mais sans avancées majeures à ce stade », explique le 8 juillet à La Lettre M un représentant de l’enseigne héraultaise NewOrch (ex-Orchestra), spécialisée dans la vente de vêtements pour enfants et d’articles de puériculture. Pierre Mestre (63 ans), le président du groupe et fondateur de l’enseigne, est à la recherche d’un repreneur depuis près de trois ans.

Sa famille et lui détiennent 42 % du capital du groupe aux côtés de la famille Gotlib (21 %), d’une famille suisse (15 %), des fournisseurs, franchisés et autres actionnaires (25 %)Basé à Saint-AunèsNewOrch est à la tête d’un parc de près de 400 points de vente. Son dernier chiffre d’affaires avoisine 500 M€.

Apprentissage en danger. « Le changement des règles de financement va impacter durement les entreprises et le nombre de contrats proposés aux jeunes », alerte le 9 juillet le président du Medef Occitanie, Samuel Hervé, en appelant l’État « à revoir sa copie dans le cadre de la prochaine loi de finances ». Le représentant régional de l’organisation patronale pointe la réforme de l’apprentissage et la hausse du coût du recrutement des apprentis en vigueur depuis le 1er juillet : « Il coûte en effet 750 euros de plus aux entreprises pour recruter un apprenti de niveau bac +3 ou bac +5, alors qu’elles sont déjà les premiers financeurs de l’apprentissage. » Toujours selon Samuel Hervé, « les retours du terrain et les remontées des entreprises sur l’ensemble de la région montrent que cette réforme du financement de l’apprentissage va désorganiser durement cette filière, véritable gisement d’emplois pour les jeunes (…). L’impact négatif de ces mesures, qui s’ajoute à l’incertitude économique, se fait déjà durement sentir en Occitanie avec une baisse de 5,3 % des contrats, soit 6 935 en moins, au premier semestre 2025. »

Au zénith. Europolia, société d'aménagement de Toulouse Métropole, attribue le 3 juillet un marché relatif aux travaux d'aménagement du parking du Zénith de Toulouse (trois lots). Les lauréats : Guintoli, NGE Routes, SOLS Midi-Pyrénées, NGE Energies Solutions et Clarac Espaces verts. Valeur des contrats attribués : 5,5 M€.

Achats labellisés. La caisse régionale du Crédit Agricole Sud Méditerranée obtient le label « relations fournisseurs et achats responsables », adossé à la norme ISO 20400. Ce label distingue les organisations ayant fait preuve de relations durables et équilibrées avec leurs fournisseurs et aide également à structurer la démarche d’achat responsable. Ce label est décerné par le Médiateur des entreprises et le Conseil national des achats pour trois ans. 

Marché d'assainissement. La Ville de Ganges (34) attribue le 8 juillet la gestion déléguée par affermage du service public d’assainissement collectif à Nicollin Eau, filiale du groupe montpelliérain Nicollin spécialisé dans la collecte, le traitement des déchets, les services, l’eau et l’assainissement. Le montant de ce contrat de DSP (délégation de service public) d’une durée de 12 ans s’élève à près de 4,5 M€. 

L’Occitanie dans le rouge. Alors que la sinistralité « décélère, voire recule » dans de nombreuses régions françaises, « l’Occitanie reste dans le rouge », commente le cabinet Altares le 9 juillet en présentant le bilan des défaillances d’entreprises – redressement, liquidation, procédure de sauvegarde - au deuxième trimestre 2025. « L’Occitanie est la quatrième région mal orientée », avec une hausse de 6 % des défaillances, soit un total de 1 435 procédures. Autre constat : si la moitié des départements de la région « sont dans le vert », c’est loin d’être le cas des Hautes-Pyrénées et de l’Hérault, « qui affichent encore de très lourdes évolutions », commentent les auteurs de cette étude. Plus largement, « le bâtiment résiste, contrairement à l’immobilier, encore en forte dégradation ».

Jules Nyssen. Ancien directeur général des services à la Ville de Montpellier (34) de 2008 à 2014, Jules Nyssen est réélu le 8 juillet à la présidence du Syndicat des énergies renouvelables (Ser) pour un mandat de trois ans. Un poste qu’il occupe depuis 2022. « J’attacherai une importance particulière à ce que l’on puisse sortir du débat stérile opposant le solaire et l’éolien au nucléaire, car ce débat entretenu par certains avec beaucoup de violence contre les énergies renouvelables bloque notre potentiel et masque la réalité des enjeux de la décarbonation qui implique l’ensemble du système énergétique et pas seulement l’électricité », explique-t-il après son élection. Le Ser compte 499 adhérents.

La rédaction
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