Ça se murmure...
Indiscrétions, mouvements, marchés, échos de terrain et chuchotements... : pour capter les signaux faibles de la planète économique occitane, c'est ici que ça se passe !
Démission ! Avec plus de 3 000 changements de maires depuis l’élection municipale de juillet 2020, les démissions volontaires (2 189, dont 53 % de nouveaux maires) ont atteint un niveau historique, pointe l’étude menée dans le cadre de l’Observatoire de la démocratie de proximité par l’association des maires AMF-Cevipof (Sciences Po), publiée le 18 juin. « Il ne se passe plus une journée en France sans qu’un édile démissionne. » Dissensions au sein du conseil (31 % des cas), puis successions programmées et raisons de santé sont les trois causes principales.
La Haute-Garonne figure parmi les départements français les plus touchés avec l’Isère, le Pas-de-Calais et le Nord, indique l’étude. C'est le seul département d’Occitanie à figurer dans la tranche la plus haute (de 30 à 61 démissions volontaires), qui concerne 18 départements. « Si les régions de Corse, Paca et Pays-de-Loire sont les moins concernées par le nombre absolu de démissions, la région Auvergne-Rhône-Alpes affiche 270 démissions pour 4 027 communes (taux d’exposition de 6,7 %), suivie par l’Occitanie et la Bourgogne-Franche-Comté », analyse Martial Foucault, professeur des universités à Sciences Po et chercheur au Cevipof.
Du Giec à l'entreprise. Professeur à HEC et auteur du 6ème rapport du Giec (Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat), François Gemenne animera le 26 juin la conférence programmée dans le cadre de la prochaine édition du « Club des entrepreneurs » organisée par la Banque Populaire du Sud et l’écosystème MedVallée. L’évènement, qui se déroulera dans les locaux de l’école Ynov de Montpellier, sera consacré à la « nouvelle donne autour des énergies renouvelables ».
Baisse mensuelle, hausse annuelle. Avec 2 024 immatriculations enregistrées en mai dernier dans l'Hérault, les créations d'entreprises reculent de 10,8 % sur un mois selon les données publiées mi-juin par l'Insee. Sur un an, le nombre de nouvelles entreprises dans ce département augmente de 144 unités, soit 7,7 % de plus.
Jean-Luc Pasquié. Le professeur spécialisé en cardiologie Jean-Luc Pasquié est élu le 24 juin à la présidence de la Commission médicale d’établissement (CME) du CHU de Montpellier pour un mandat de quatre ans. « Il sera accompagné dans ses fonctions par le docteur Maxime Villiet, pharmacien, élu vice-président », précise le CHU, dirigé par Anne Ferrer. La CME est l’instance où siègent les représentants élus des médecins, pharmaciens, odontologistes et sages-femmes de l’établissement montpelliérain. « Elle est consultée sur les orientations stratégiques de l’établissement, son projet médical et son organisation interne. Elle contribue à la politique d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins, des conditions d’accueil et de prise en charge des usagers. »
Crocos aux enfers. Le club de football gardois du Nîmes Olympique est exclu le 24 juin des compétitions nationales par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du football français. Déjà relégués sportivement pour la première fois de son histoire au 4ᵉ échelon national (National 2) à l’issue de la saison 2024-2025, les « Crocos », surnom des joueurs de l'équipe, évolueront finalement en Régional 1 la saison prochaine. Le club dispose de deux semaines pour faire appel. Cette rétrogradation s’inscrit dans un contexte de crise institutionnelle. Avec 4 M€ en caisse, la SASP Nîmes Olympique - propriété de Rani Assaf, ex-dirigeant du groupe télécom Iliad (Free) - disposait théoriquement des moyens nécessaires pour disputer une saison en National 2. Mais très contesté par les supporters, ce dernier a manifesté son souhait de se retirer du secteur sportif. Faute de repreneur entrepreneurial et sans entraîneur ni joueur, la structure ne répond aujourd’hui plus à son objet social. C’est donc l’association Nîmes Olympique - détentrice de l’agrément de la FFF (Fédération française de football) -, présidée par Yannick Liron, qui a présenté un projet de budget (2,3 M€) devant la DNCG. Une solution que l’association envisage comme transitoire, dans l’attente d’un éventuel repreneur à l’issue de la saison à venir. Ce montage inédit, malgré les garanties écrites de la Ville de Nîmes et de l’agglomération Nîmes Métropole (1,5 M€), ainsi que les promesses de soutien d’entreprises et d’entrepreneurs prêts à investir jusqu’à 25 k€ chacun, n’a pas convaincu la DNCG. « La projection d’une billetterie avec 3 000 billets vendus n’a pas été jugée crédible », explique à La Lettre M un bon connaisseur du dossier. Par ailleurs, « il faudrait qu’une entreprise solide financièrement porte le projet sportif du club pour maximiser ses chances de maintien en National 2 ». Créé en 1937, le Nîmes Olympique évoluait encore en Ligue 1 lors de la saison 2020-2021.
Familles en or ? Si 90 % des familles de l’ex-Languedoc-Roussillon considèrent « l’épargne de précaution » comme indispensable, elles sont nettement moins nombreuses à pouvoir épargner chaque mois (41 %), selon les résultats de la première enquête sur « Les familles et l’argent », réalisée par la Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon avec le cabinet George(s), datée du 25 juin. Autre enseignement de cette étude, le fait « d’avoir de l’argent » n’est la priorité que de 22 % des familles interrogées. Les achats de seconde main sont par ailleurs plébiscités par 75 % des familles classiques et 66 % des familles monoparentales. Et 18 % des familles classiques pensent que leur situation financière va s'améliorer au cours des 12 prochains mois. L’étude a été menée auprès de 500 familles de l’ancienne région.
Un enrobé plus vert. L’entreprise toulousaine Spie Batignolles Malet, branche du groupe Spie Batignolles (9 000 salariés, 2,6 Md€ de CA) spécialisée dans les travaux routiers, expérimente sa nouvelle gamme d’enrobés bitumineux éco-responsable Kanopée sur deux aires du réseau Vinci Autoroutes, sur l’A61 au sud de Toulouse. Les chantiers, démarrés en février, sont réalisés par Spie Batignolles Malet et sa filiale Sogecer pour une livraison prévue fin juin. Montant des travaux : 1,6 M€. La société estime mettre en œuvre environ 1 000 tonnes d’enrobé qui devraient permettre « une réduction de l’empreinte carbone de 40 % comparativement à un enrobé classique présentant les mêmes caractéristiques ». Un suivi expérimental va être mené pendant cinq ans.











