Pyrénées-Orientales
Institutions
Budget déficitaire pour la CCI des P.-O.

Les élus de la CCI des P.-O. ont voté, lors de l’assemblée générale du 29 janvier, un budget primitif de 11,57 M€, déficitaire de 4,37 M€. Une situation qui tient au fait que l’Etat va ponctionner à la chambre 3,8 M€ pour concourir à la baisse du déficit budgétaire national. « Les CCI sont soumises à rude épreuve. Nous accusons une baisse budgétaire de 40 % », s’insurge Jean-Pierre Navarro, le président de la CCI des P.-O. Bernard Fourcade, 1er vice-président de la CCI des P.-O. et président de la CCI L.-R., dénonce l’impact de la décision de l’Etat sur le projet de construction d’un nouveau CFA à Carcassonne. « Ce sont 25 % qui ne seront pas injectés dans l’économie locale », selon lui.
Agence de développement économique
Le secrétaire général de la préfecture, Pierre Régnault de la Mothe, présent à l'AG, a rappelé combien « le redressement des comptes de l’Etat dépend de l’ensemble des acteurs de la sphère publique. L’intérêt partagé par tous est le retour au développement économique, comme en témoignent le Pacte de responsabilité et le CICE. » Un discours qui n'a pas convaincu les élus présents. Lors de cette assemblée, les élus ont validé l’intégration de la CCI au sein de l’agence de développement économique de l’agglomération de Perpignan mais aussi une nouvelle participation au capital social de Perpignan Saint Charles Terminal Conteneur (20 000€).
Les emplois en danger
« Nous dépendons des cotisations des entreprises et non du budget général de l’Etat. L’action de l’Etat est un hold-up », s'insurge Bernard Fourcade. Il confirme l’arrêt des remplacements de personnels depuis le 1er juillet 2014 pour la CCI L.-R. Une tendance qui pourrait aussi se confirmer du côté de la CCI des P.-O. : le président de la Commission finance, Denis Pelouse, indique que « la situation financière de la chambre pourrait avoir des conséquences au niveau du personnel. Une prise de position pourrait s’opérer dans les 12 à 24 mois à venir.» L’effectif de la CCI est de 135 personnes. « 32 ETP n’ont pas été remplacés. Malgré une baisse de la masse salariale et des charges externes, le résultat est déficitaire », indique Franck Subecz, le DG de la CCI.
Vente une partie de son patrimoine
Face à l’évolution organisationnelle et budgétaire, les élus ont aussi voté une « révision patrimoniale » contribuant au recentrage des activités. La CCI met en vente le Palais consulaire (4 000 m2), un bâtiment situé rue André Bosch en partie occupé par le tribunal de commerce de Perpignan (2 700 m2), le centre de formation Fruits et légumes (400 m2) et un terrain attenant (11 000 m2), un bâtiment à Saillagouse (515 m2), un bâtiment à Saint-Charles (840 m2) et un terrain adjacent (11 000 m2). La CCI a proposé au TGI la vente du Palais consulaire afin de maintenir une activité en centre-ville. « Ce projet serait toujours dans les tuyaux », croit savoir Jean-Pierre Navarro. Bernard Fourcade ajouter que « ces ventes, qui ne sont pas les premières, arrivent à un moment difficile pour la chambre eu égard aux mesures de l’Etat. Il ne faut pas y voir uniquement une relation de cause à effet mais peut cela a-t-il été déclencheur. L’économie n’est pas figée et nos organisations doivent s’adapter tout en bénéficiant d’une réelle efficacité de fonctionnement, comme à la CCIR ». Il confirme que la CCI dispose de réserves foncières sur son site de Sud Formation (Orles) et qu’elle est propriétaire de l’ancien site de la médecine du travail.










