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Languedoc-Roussillon
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Transports - Logistique
| 12/01/2012

Bouygues décroche le CNM : plus d'un milliard d'euros de retombées pour la région

Les travaux du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, attribués ce jeudi 12 janvier à un groupement conduit par Bouygues, entraîneront « plus d'un milliard d'euros de retombées économiques pour la région », selon le Pdg de RFF, Hubert du Mesnil (photo). « Bouygues s'est engagé à faire participer le tissu économique local à hauteur de 20 % », a précisé Hubert du Mesnil, qui a annoncé le choix de Bouygues lors de la présentation de ses voeux, en fin d'après-midi à Paris. Les travaux devraient démarrer en 2013 pour une mise en service en 2017. Le coût de cette nouvelle infrastructure est de 2,03 Md€, « dont 1,3 milliards financés par Bouygues », selon Hubert du Mesnil. La ligne comptera 60 km de ligne nouvelle entre Manduel (Gard) et Lattes (Hérault), 10 km de liaison sur la rive droite du Rhône et 10 km de raccordements vers Jonquières, Lattes et Manduel. Selon RFF, le chantier créera 6 000 emplois par an, directs et indirects, pendant quatre ans. 7 % de ces emplois seront réservés à l'insertion professionnelle.
Confirmation dans trois mois
Deux groupements s’affrontaient en finale : l’un mené par Vinci, l’autre par Bouygues. Le groupement lauréat est composé de Bouygues TP, DTP Terrassement et Colas (filiale de Bouygues SA), Alstom Transport, Spie Batignolles et les fonds Meridian Infrastructure et FIDEPPP. Le contrat final entre RFF et le lauréat devrait être bouclé dans le prochain semestre. « Un délai de trois mois est nécessaire avant la confirmation définitive de l'attributaire, a précisé Jean-Marc Delion, directeur général délégué de RFF. « Il faudra une approbation par décret du Conseil d'Etat ». « Nous avons une très grande confiance en raison de la solidité et de la robustesse de l'offre de Bougues ».
Montpellier à moins de trois heures de Paris
Selon Christian Petit, directeur régional de RFF L.-R., le CNM «permettra de réaliser Montpellier-Paris en moins de 3h, Montpellier-Lyon en moins d'1h30 et Montpellier-Marseille en moins d'1h10. Les trains passeront a 300 km/h a l'horizon 2025. À la mise en service, en 2017, ils rouleront a 220 km/h. »
Deux gares nouvelles sont prévues, l'une à Montpellier en 2017, l'autre à Manduel en 2020. Pour le directeur général délégué de RFF, Jean-Marc Delion, «la réalisation de ce projet va entraîner une augmentation de 30 % du trafic des TER sur la ligne classique ».
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