Bosch suspend son projet de diversification vers l'hydrogène à Rodez
Nouveau coup de massue pour les salariés de Bosch Rodez. La direction du groupe allemand décide de « suspendre le projet FresH2 d'ici à la fin de l'année et pour plusieurs années, jusqu'à ce que le marché de l'hydrogène soit établi durablement », rapportent le 22 juin les organisations syndicales CFE-CGC et Sud. Un projet qui figurait pourtant dans l'accord de transition signé en décembre 2021, actant la suppression de 750 emplois sur les 1 250 que comptait alors le site spécialisé dans la fabrication de pièces automobiles pour moteurs diesel. Une activité vouée à disparaître progressivement jusqu'en 2028, en parallèle d'une diversification.
Baptisée FresH2, cette diversification portait sur l'assemblage de piles à combustible destinées aux moteurs à hydrogène de conteneurs frigorifiques. « Nos organisations syndicales vont analyser la situation pour tout mettre en œuvre afin de contraindre le groupe à respecter cet accord », assure l'intersyndicale le 22 juin.
Ce même jour, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, et Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie, co-signent un courrier adressé à Bruno Le Maire, dans lequel ils demandent une réunion d'urgence du comité de suivi du site Bosch Rodez et rappellent que le Gouvernement doit « contribuer à faire respecter l'accord à la fois par des investissements nécessaires et promis, et par des produits nouveaux que le groupe met au point chaque année et qui peuvent être affectés au site de Rodez ». Et d'ajouter : « Les informations de la direction du groupe Bosch aux responsables syndicaux réunis le 21 juin au siège du groupe indiquent un délai de six mois pour faire de nouvelles annonces, celles-ci doivent correspondre aux 513 ETP fixés par l'accord et qui dépassent le calendrier de la fin des moteurs thermiques. » Pour rappel, l'Union européenne a validé en mars dernier la fin des moteurs thermiques dans les voitures neuves à partir de 2035.











