Blanc, Dugrand... suite des réactions suite au décès de Georges Frêche
« L’homme le plus ouvert et le plus international que j’ai connu »
« Toute la ville, toute la région, tout le sud de la France doivent être en pleurs devant la mort de Georges Frêche. C’est lui qui a mené depuis trente ans cette région vers son avenir (…) Les discussions étaient du matin jusqu’au soir, souvent la nuit… C’est trente ans de travail quotidien. Georges n’était pas un grand urbaniste, mais il est devenu un grand urbaniste. Il avait cette faculté extraordinaire d’apprendre, de faire et d’inventer. Il est passé avec moi par ces trois stades. A la fin, je n’étais plus l’inventeur, c’était lui l’inventeur. J’ai fait Antigone, mais c’est lui qui a fait le Lez. C’est extraordinaire, cette propension à construire l’avenir. Auprès de tous les architectes qui sont venus à Montpellier, il jouait ce rôle de pousser vers le beau, le mieux, le grand. Quelquefois, l’image qu’on donnait de lui était détestable. C’est l’homme le plus ouvert et le plus international que j’ai connu. » Source : France Bleu Hérault.
Anne-Yvonne Le Dain, vice-présidente de la Région L.-R. déléguée à la Recherche et aux Universités
« Il était un homme du 21ème siècle »
« Il avait prévenu qu’il mourrait au travail. Georges était une tête, de culture, et une force, d’action. Et un cœur. Il aimait les gens, il aimait la vie. Il ne ménageait rien, surtout pas lui-même. Il aimait l’avenir, celui qu’il bâtissait ici, et celui qu’il allait voir ailleurs. Il aimait le foisonnement du monde, et le monde le lui rendait bien : il venait de débattre avec Gorbatchev, puis de tenir conférence sur Mao Tse Toung à l’université de Shanghaï. Il était un homme du 21ème siècle car il l’avait inventé avec et pour sa ville, Montpellier. Il allait toujours au-delà des ambitions qu’il nourrissait pour elle, infatigable débatteur et habile négociateur, volontiers camelot, toujours grand technicien. »
Jacques Gravegeal, président du syndicat des producteurs de vins de pays d’Oc
« C’est quelqu’un qui laissera son nom gravé dans le marbre de la ville de Montpellier. Il ne comprenait pas pourquoi cette région viticole ne puisse pas émerger économiquement. Je savais faire la part des choses entre son discours politique et son discours économique. Beaucoup n’ont d’ailleurs pas accepté que nous puissions parler sur ce plan économique. En utilisant la marque Sud de France, il est allé dans le sens de l’économie. Il n’y a jamais eu de révolte ni d’attaques entre nous. Nous étions dans un respect mutuel. »
Serge Nauges, président de l’Union des Maisons Françaises du L.-R.
« Ses collaborateurs doivent faire perdurer son action. »
« Je tiens à saluer le bâtisseur et l’économiste qu’il a été pendant trente années. Georges Frêche, grâce à ses talents de visionnaire, a su construire la ville de demain et répondre aux attentes présentes et futures d’une population en constante augmentation. Aujourd’hui, je veux croire à la continuité. Il faut que tous ses collaborateurs puissent faire perdurer son action. »
Philippe Ribouet, président de la Fédération des Promoteurs Constructeurs du L.-R.
« Une vision équilibrée de l’accueil des nouveau ménages en L.-R. »
« La Fédération a toujours travaillé en étroite collaboration avec ses équipes, tant à la Ville alors qu’il en était encore le premier magistrat, qu’à la communauté d’agglomération.
La Fédération régionale salue le bâtisseur qu’il était et sa vision équilibrée de l’accueil des nouveaux ménages en Languedoc-Roussillon. Cette dynamique qu’il avait su insuffler dans le développement de l’urbanisme et de l’économie à Montpellier et dans son agglomération demeurera au-delà de sa disparition. »










