Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
Institutions
| 26/10/2010

Blanc, Dugrand... suite des réactions suite au décès de Georges Frêche

Jacques Blanc, sénateur UMP et maire de La Canourgue (Lozère), ancien président de la Région L.-R. (1986-2004)
« Un adversaire de haut niveau »
« Je partage l’émotion ressentie par les uns et les autres suite au décès de Georges Frêche. C’est un choc pour tout le monde. Il aura incontestablement marqué Montpellier de son empreinte. C’était un adversaire de haut niveau. Tel que je le connaissais, il doit sourire en contemplant aujourd’hui ce qu’il aurait appelé le ‘bal des faux culs’. L’heure n’est pas aux polémiques, mais au respect de sa mémoire et de sa famille. Je serai présent demain (mercredi) à ses obsèques. »
Raymond Dugrand, adjoint à l’urbanisme de la Ville de Montpellier de 1977 à 2001
« L’homme le plus ouvert et le plus international que j’ai connu »

« Toute la ville, toute la région, tout le sud de la France doivent être en pleurs devant la mort de Georges Frêche. C’est lui qui a mené depuis trente ans cette région vers son avenir (…) Les discussions étaient du matin jusqu’au soir, souvent la nuit… C’est trente ans de travail quotidien. Georges n’était pas un grand urbaniste, mais il est devenu un grand urbaniste. Il avait cette faculté extraordinaire d’apprendre, de faire et d’inventer. Il est passé avec moi par ces trois stades. A la fin, je n’étais plus l’inventeur, c’était lui l’inventeur. J’ai fait Antigone, mais c’est lui qui a fait le Lez. C’est extraordinaire, cette propension à construire l’avenir. Auprès de tous les architectes qui sont venus à Montpellier, il jouait ce rôle de pousser vers le beau, le mieux, le grand. Quelquefois, l’image qu’on donnait de lui était détestable. C’est l’homme le plus ouvert et le plus international que j’ai connu. » Source : France Bleu Hérault.

Robert Lecou, député UMP de l'Hérault
« Pas toujours respectueux des règles démocratiques et républicaines »
« Je pense à l’homme, à ses proches et à sa famille, à qui je présente mes condoléances. Georges Frêche a occupé l’espace publique avec une telle puissance et une telle force pendant plus de trente ans... Mais je ne m’associerai pas au bal des hypocrites, qui lui tressent des louanges. De là où il est, il doit d’ailleurs sourire. Et il n’en voudra pas à ceux qui ont été ses adversaires de dire ce qu’ils pensent.
Sur le plan politique, c’est vrai qu’il a marqué sa ville, mais avec une démarche personnelle et autoritaire. Il a eu des comportements brutaux, pas toujours respectueux des règles démocratiques et républicaines. Aujourd’hui, on ne peut pas ne pas prendre en compte les excès et les débordements.
Il a vu mon cadavre passer dans le fleuve (aux municipales de 2008, Frêche a soutenu la candidature de Marie-Christine Bousquet face à Robert Lecou, alors que ce dernier était maire de Lodève et candidat à sa réélection, ndlr). Mais ça ne m’empêche pas d’avoir une pensée pour lui aujourd’hui. »

Anne-Yvonne Le Dain, vice-présidente de la Région L.-R. déléguée à la Recherche et aux Universités
« Il était un homme du 21ème siècle »

« Il avait prévenu qu’il mourrait au travail. Georges était une tête, de culture, et une force, d’action. Et un cœur. Il aimait les gens, il aimait la vie. Il ne ménageait rien, surtout pas lui-même. Il aimait l’avenir, celui qu’il bâtissait ici, et celui qu’il allait voir ailleurs. Il aimait le foisonnement du monde, et le monde le lui rendait bien : il venait de débattre avec Gorbatchev, puis de tenir conférence sur Mao Tse Toung à l’université de Shanghaï. Il était un homme du 21ème siècle car il l’avait inventé avec et pour sa ville, Montpellier. Il allait toujours au-delà des ambitions qu’il nourrissait pour elle, infatigable débatteur et habile négociateur, volontiers camelot, toujours grand technicien. »

Jacques Gravegeal, président du syndicat des producteurs de vins de pays d’Oc

« En utilisant la marque Sud de France, il est allé dans le sens de l’économie »

« C’est quelqu’un qui laissera son nom gravé dans le marbre de la ville de Montpellier. Il ne comprenait pas pourquoi cette région viticole ne puisse pas émerger économiquement. Je savais faire la part des choses entre son discours politique et son discours économique. Beaucoup n’ont d’ailleurs pas accepté que nous puissions parler sur ce plan économique. En utilisant la marque Sud de France, il est allé dans le sens de l’économie. Il n’y a jamais eu de révolte ni d’attaques entre nous. Nous étions dans un respect mutuel. »

Serge Nauges, président de l’Union des Maisons Françaises du L.-R.
« Ses collaborateurs doivent faire perdurer son action. »


« Je tiens à saluer le bâtisseur et l’économiste qu’il a été pendant trente années. Georges Frêche, grâce à ses talents de visionnaire, a su construire la ville de demain et répondre aux attentes présentes et futures d’une population en constante augmentation. Aujourd’hui, je veux croire à la continuité. Il faut que tous ses collaborateurs puissent faire perdurer son action. »

Philippe Ribouet, président de la Fédération des Promoteurs Constructeurs du L.-R.
« Une vision équilibrée de l’accueil des nouveau ménages en L.-R. »

« La Fédération a toujours travaillé en étroite collaboration avec ses équipes, tant à la Ville alors qu’il en était encore le premier magistrat, qu’à la communauté d’agglomération.

La Fédération régionale salue le bâtisseur qu’il était et sa vision équilibrée de l’accueil des nouveaux ménages en Languedoc-Roussillon. Cette dynamique qu’il avait su insuffler dans le développement de l’urbanisme et de l’économie à Montpellier et dans son agglomération demeurera au-delà de sa disparition. »

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie