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Languedoc-Roussillon
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Syndicats - Fédérations - Associations
| 14/11/2013

À Béziers, Pierre Gattaz appelle à créer un million d’emplois

Le président national du Medef, Pierre Gattaz, a développé cet après-midi, devant plusieurs centaines de dirigeants d’entreprises régionaux rassemblés par le Medef au centre commercial Polygone de Béziers, ses propositions pour « créer un million d’emplois en France dans les cinq ans ». Sans surprise, la principale solution dirigeant du syndicat patronal repose sur une baisse drastique des charges auxquelles sont soumises les entreprises. « Les entreprises françaises ont 100 milliards de charges en trop par rapport à nos amis allemands », martèle Pierre Gattaz. Pour le patron des patrons, la solution passe « par une baisse des dépenses publiques, comme l’ont fait les Canadiens, les Suédois, les Anglais, et comme le demande l’Europe dans son budget 2014 ». « En 30 ans, nous avons inventé 150 taxes. Elles représentent 50 Md€ de trop ». Pierre Gattaz appelle le gouvernement à « simplifier l’environnement » des chefs d’entreprise. « Pour un texte de loi créé, il faut en supprimer deux. Il faut affecter du personnel de la fonction publique pour supprimer des textes. Et réduire de 5 % par an toutes les normes que nous avons ».
« Excédés »
« Ça fait de nombreuses années que nous disons ça », a rappelé Nicolas Chamhon, DG de Socri gestion, et gérant du centre commercial du Polygone. « On ose espérer qu’un jour la lumière se fera et que les réformes arriveront ! ». Il a dénoncé « l’empilement des réglementations : pour un seul problème, on peut avoir affaire aux services de l’Etat, du conseil général, de la communauté urbaine, ou de la municipalité ! Avoir un interlocuteur unique pour chaque question nous simplifierait grandement la tâche. » Le président régional du Medef, Laurent Boissonade, a lui aussi assuré, que « les chefs d’entreprise ne comprennent plus ce qui se passe. Ils sont excédés par le niveau de charge et de complexité qui les empêche de développer leur activité ». Dénonçant le « manque évident de consistance de la politique économique de la France », il a appelé les pouvoirs publics à « engager les conditions du rétablissement de la compétitivité de notre économie ». Le président d’Ernst & Young pour la France, Jean-Paul Letartre, a illustré, pour sa part, l’amour des jeunes Français pour leurs entreprises : « selon un sondage d’Opinion Way, 57 % d’entre eux aspirent à rejoindre une entreprise privée. Et pour 80 %, c’est un lieu où on se rend avec joie et pour développer ses compétences. On est loin de la génération des 35 heures ! »
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