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Gard / Hérault
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Numérique
| 10/05/2019

Béziers derrière la French Tech Méditerranée

Labellisée Capital French Tech il y a environ un mois, l’association French Tech Méditerranée sera réellement opérationnelle à compter du 13 mai. Le 9 mai, Frédéric Salles, président de l’entité et dirigeant de Matooma (50 salariés, CA 2019 : 15 M€, Montpellier), présente ses objectifs aux élus, acteurs locaux (IUT, incubateur Innovosud…) et entrepreneurs réunis dans les locaux de l’Agglomération Béziers Méditerranée. « Nous voulons soutenir les futurs champions de l’innovation, mettre en valeur la tech répondant aux enjeux sociétaux (“Tech for good“, NDLR), favoriser le recrutement de talents internationaux et accroître les investissements sur le territoire. »
De son côté, Frédéric Lacas, président de l’Agglomération Béziers Méditerranée, une des collectivités partenaires de French Tech Méditerranée, rappelle le rôle que doivent jouer les collectivités. « Nous sommes là pour servir d’écrin. Lorsqu’une personne recrutée par une start-up arrive dans notre ville, il vient avec sa famille, il faut qu’il ait envie de s’y installer. » Et de rappeler les projets en cours de développement tels que le pôle entrepreneurial (près de 3 000 m2, 6,8 M€ d’investissement), la zone d’activité Mazeran qui doit rassembler les activités dédiées à l’innovation et au tertiaire sur environ 90 ha à terme ou encore le projet de création d’un datacenter porté par Netiwan, opérateur de services et d’infrastructures (15 salariés, CA 2018 : 4,6 M€, Béziers). « Ce serait en quelque sorte le clone du centre de Nîmes (inauguré en septembre 2018, NDLR) ». L’Agglomération de Béziers a présenté plusieurs terrains à Netiwan, deux seraient encore envisagés. Les discussions sont en cours mais les travaux pourraient démarrer début 2020 pour une livraison au 1er trimestre 2021.

Pour atteindre ses objectifs, French Tech Méditerranée bénéficie de l’appui de la Mission French Tech qui chapeaute les 13 Capitale French Tech. « Le French Tech Tremplin permet d’accompagner 250 entrepreneurs issus de la diversité et de les soutenir à hauteur de 20 k€ la première année et 30 k€ la deuxième », cite Frédéric Salles à titre d’exemple. Le dispositif French Tech visa vise à alléger les lourdeurs administratives freinant le recrutement d’un collaborateur international : « Le processus est ramené de 6 mois à 3 semaines. »
Autre point fort qu’apporte cette labellisation : l’accès au Community Fund, soit 2 M€ disponibles pour financer des projets à fort impact pour l’écosystème de l’association. « Deux types de tickets sont possibles : 20 k€ pour une action d’ampleur locale et de 75 à 100 k€ pour une démarche plus large comme par exemple le déplacement de plusieurs start-up à un événement international du type Mobile World Congress (Barcelone, NDLR). »
Enfin la bourse French Tech, opérée par Bpifrance, pour soutenir la création d’entreprise innovante via l’attribution de subvention de 30 k€.
« La French Tech devient aussi un guichet d’entrée qui simplifie les démarches pour un créateur d’entreprise », indique Frédéric Salles.
L’association souhaite fédérer dès cette année 200 start-up, 20 grands groupes et ETI industrielles, 10 collectivités territoriales et 10 “enablers“  (incubateurs, accélérateurs, fonds d’investissement).

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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