Avion "vert" : une exposition pour illustrer « la trajectoire de décarbonation possible »
Depuis le 29 août et jusqu’au 18 novembre, la zone d’embarquement de l’aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) accueille l’exposition « Dessine-moi un avion », destinée à présenter aux voyageurs « le futur du transport aérien », qui s'écrit notamment dans la Ville rose. Conçue par le Gifas (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales), elle illustre les engagements, les défis et les leviers de l'aviation décarbonée. Pour Philippe Crébassa, président du directoire d’ATB, il était naturel « que cette exposition itinérante, qui présente les engagements du secteur, mais aussi les innovations qui nous permettrons de dessiner ensemble l’avenir de l’aviation, débute son voyage ici, dans le berceau de l’aéronautique ».
Et le dirigeant d’insister sur les efforts consentis par la plateforme aéroportuaire toulousaine en matière de décarbonation, avec un objectif : atteindre le net zéro carbone sur ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2029. Mais le combat ne s’arrêtera pas sur les pistes. Les avions eux-mêmes devront évoluer, comme le confirme Yannick Assouad, vice-présidente Avionics de Thales, présidente du Comité de pilotage du Corac et membre du conseil du Gifas, qui rappelle l’engagement collectif pris par la filière aéronautique. « Après la plus grande crise qu’a traversé le secteur, l’édition 2023 du Salon du Bourget a été placée sous le signe de la décarbonation, soutient l’industrielle. Nous avons partagé une vision structurée de la 4e révolution du transport aérien. Cette exposition permet de communiquer sur ces enjeux auprès du grand public, en combattant l’aéro bashing. »
« La décarbonation, ce n’est pas que l’hydrogène »
Un avis partagé par Agnès Plagneux-Bertrand, vice-présidente de Toulouse Métropole chargée de l’industrie et de l’économie productive. « Face aux vents contraires, il y a un travail de pédagogie à mener pour illustrer la trajectoire de décarbonation possible », estime l’élue. Et l’ancienne présidente du pôle de compétitivité Aerospace Valley d’insister : « La décarbonation, ce n’est pas que l’hydrogène. Il faut continuer à travailler sur les matériaux, les systèmes, les batteries, l’électronique de puissance, les trajectoires de vol… Les orientations qui sont prises aujourd’hui ont complètement ouvert le champ des possibles, ce qui a favorisé - notamment - l’émergence de start-up. Et là encore, Toulouse a une carte à jouer ! » Même si, en la matière, comme le souligne Yannick Assouad, « la majorité de la recherche française va être portée par les quatre grands groupes » qui animent le secteur, à savoir Airbus, Thales, Safran et Dassault Aviation.











