Avec ses nouveaux locaux, Erems muscle ses ambitions
La société haut-garonnaise Erems, spécialisée dans les équipements électroniques pour le secteur spatial, prend possession de ses nouveaux locaux, fruits de 6 M€ d’investissement en immobilier et 1,5 M€ en parc machines. Ils devraient être « pleinement opérationnels début 2025 », indique à La Lettre M Gérard Dejonghe, PDG. Objectif ? Accompagner la croissance anticipée par l’entreprise pour les années à venir. « Après avoir enregistré 16 M€ de chiffre d’affaires en 2023-2024, nous prévoyons 18 M€ en 2024-2025 et entre 22 et 24 M€ dans trois ans, avec un effectif de 200 personnes », précise le dirigeant de la société qui compte actuellement 170 salariés, auxquels s’ajoutent 12 assistants techniques détachés.
Optimisation des flux
Les travaux d’extension du site d’Erems, à Flourens, dans la première couronne toulousaine, ont débuté en janvier 2023, avec une mise à disposition d’un nouveau bâtiment en avril dernier. « Nous avons transféré l’ensemble de nos équipes – jusque-là disséminées dans sept bâtiments et préfabriqués – au sein de cette extension, explique Gérard Dejonghe. L’objectif était à la fois d’améliorer la qualité de vie au travail de nos salariés et d’optimiser nos flux de fabrication. » En parallèle, la société poursuit jusqu’en fin d’année le réaménagement de son bâtiment historique. Résultat : Erems va passer in fine d’une surface totale de 2 900 m2 à plus de 4 000 m2. « Nous allons doubler la surface de nos salles blanches en passant de 220 m2 à 450 m2, précise le dirigeant de la PME spatiale. Et nous avons investi dans une nouvelle ligne de fabrication automatique destinée prioritairement au câblage, en cours de qualification. » Des réalisations qui ont bénéficié du soutien financier de l’État – via France Relance et France 2030 – et de la Région Occitanie.
« Le marché est là »
Si Erems a investi massivement dans son outil de production, c’est parce que la société entend bien poursuivre sa croissance, après un léger trou d’air en 2022-2023 - avec 13,8 M€ de CA contre 17,4 M€ l’année précédente -, lié principalement à la crise des composants. « Et nous avions atteint notre potentiel d’activité en tenant compte des locaux tels qu’ils étaient ; désormais, nous avons retrouvé une réelle capacité de croissance, assure le dirigeant. Nous avons une reconnaissance de plus en plus importante de nos clients quant à notre capacité à développer des équipements électroniques sur un cycle complet, avec des coûts intéressants et une forte réactivité. Le marché est là, même si les fortes évolutions actuelles du secteur le rendent relativement incertain. »











