Avec sa levée de 2 M€, Aithra pose les bases de sa future usine à Toulouse
La société haut-garonnaise Aithra, spécialisée dans les céramiques techniques, ambitionne de déployer « une usine dans la métropole toulousaine à horizon 2027 », indique à La Lettre M Marine Bertucchi, présidente. Objectif : produire des machines d’impression 3D par frittage haute pression sans liant ni moule. L’entreprise de 5 salariés co-fondée avec Cédric Neuville vient de lever 2 M€ en amorçage, notamment auprès de business angels (Aerospace Angels, Defense Angels, Badge, Melies et Femmes Business Angels). « L’objectif de cette levée est de passer du prototype interne aux premières machines industrielles livrées », résume la dirigeante. La start-up prévoit trois recrutements cette année.
L’international en ligne de mire
Créée en novembre 2020, la société toulousaine a rapidement levé des fonds, tout en bénéficiant d’un financement de Bpifrance. « Cela nous a permis de mener à bien nos travaux de R&D et de déposer deux brevets », indique Marine Bertucchi, qui souhaite désormais lancer la phase d’industrialisation des solutions développées, en ciblant dans un premier temps l’industrie spatiale. « Nous allons livrer une première machine cette année, avant de monter progressivement en puissance », annonce-t-elle. Une stratégie qui passera donc par le déploiement d’une unité de production en région toulousaine, soutenue par une future série A de « plusieurs dizaines de millions d’euros ». Aithra ambitionne ensuite d’« attaquer l’international sur des marchés très diversifiés », confie la dirigeante. Et de conclure : « Un des grands défis des technologies de rupture, c’est l’évangélisation. Mais quand nous proposons notre innovation aux industriels, il se produit toujours un déclic quand il devient clair que nous allons leur simplifier la vie. »











