Avec l’opération Kennedy Sud, Nîmes accélère la rénovation urbaine du quartier Pissevin
Lancée le 9 juillet, la construction du programme immobilier mixte Kennedy Sud aménagé dans le quartier nîmois Pissevin s'inscrit dans le cadre du programme de renouvellement urbain de la ville. Le promoteur héraultais Helenis, filiale du groupe montpelliérain GGL, va construire 84 logements locatifs sociaux et intermédiaires, 1 300 m2 de commerceset un pôle santé de 600 m2 pour une livraison prévuefin 2028. L'opération dont le coût s'élève à 14,2 M€ est « le fruit d'une collaboration entre plusieurs acteurs engagés » : Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine), Région Occitanie, Action logement, Nîmes Métropole, Ville de Nîmes, SPL Agate, Foncière Odil, le bailleur social Un Toit pour tous et Tonus Territoires.
Un montage complexe
« Cette opération, qui entend favoriser le parcours résidentiel des habitants de ce quartier, est enrichissante pour GGL à plus d’un titre, explique Jean-Marc Leygue, président du groupe immobilier montpelliérain. Ce programme mixte destiné à répondre aux besoins de logements, mais aussi de services - commerce et santé - a nécessité un montage très complexe tant sur la conception du programme immobilier qu’en ingénierie financière. Tous les intervenants à ce projet urbain ont donné le meilleur pour assurer sa réalisation malgré les nombreux freins. » « Aujourd’hui, nous célébrons quelques-chose de positif dans ce quartier, salue Jérôme Bonet, préfet du Gard. La conception de ce projet immobilier a été un vrai travail d’équipe pour faire avancer cette opération de rénovation urbaine articulée autour de la vision politique des collectivités locales : Ville et Agglomération. » D'une surface de plancher de 7 700 m2 de surface de plancher, l'ensemble de cinq étages comprend deux bâtiments. Le site réalisé en deux phases sera relié au réseau de chaleur urbain nîmois et sera doté d’un bassin d’orage et d’espaces végétalisés, dont un toit terrasse végétalisé pour lutter contre les îlots de chaleur. Le premier bâtiment en cours de construction est aménagé sur le site d’un espace commercial entièrement démoli. Ce dernier comprend 22 logements locatifs sociaux et 38 logements locatifs intermédiaires, soit 60 logements acquis par le bailleur social Un Toit pour Tous.
Commerces et pôle de santé
« Nous nous appuyons sur un partenariat avec Tonus Territoires (Banque des territoires, NDLR) pour l’acquisition des logements intermédiaires dans le cadre d’un démembrement de propriété porté par le dispositif d’usufruit locatif intermédiaire sur une période de 20 ans », explique Jean-Marie Garabédian, directeur général du bailleur gardois, l'un des acteurs du programme de rénovation urbaine de la Ville de Nîmes. « Tonus Terroires se porte acquéreur en nue-propriété des logements intermédiaires. Ce modèle financier permet à cette opération de sortir de terre et au bailleur social de ne pas ponctionner ses fonds propres et de rester usufruitier des logements sur une période donnée. Ce véhicule d’investissement a pour objectif de soutenir la construction de logements aidés sociaux ou intermédiaires assurant un effet de levier », complète Christophe Caresche, président de la filiale de la Banque des Territoires. Afin de renforcer l’offre commerciale du quartier et accompagner sa mutation, 1 000 m2 de commerces seront situés au rez-de-chaussée de ce bâtiment en construction. Cet espace acquis par la foncière locale Odil (filiale de Sat, Banque des territoires, Crédit Agricole, Caisse d’Épargne, Arkea, Socri) entend relocaliser des commerçants historiques du site (pharmacie, auto-école, coiffeur, agence de voyages...). Un pôle de santé prendra place à l’étage favorisant l’accès aux soins de proximité. « Ce sont les acteurs de santé qui ont eux-mêmes exprimés la volonté de rester dans le quartier », souligne Franck Proust, président de Nîmes Métropole. La deuxième tranche être lancée début 2026 pour une livraison programmée fin 2028. Elle prévoit la réalisation d’un second bâtiment comprenant 24 logements en accession à la propriété dont la mise en commercialisation sera proposée fin 2025. Le rez-de-chaussée sera également dédié à l’accueil de commerces sur 300 m2, cet espace économique est également déjà acquis par la foncière Odil. La quartier Pissevin, l'un es plus pauvres de France, est classé quartier prioritaire de la ville (QPV).











