Astroscale France choisit Toulouse pour implanter son centre de services en orbite
Astroscale France, filiale du japonais Astroscale, qui développe des satellites pour récupérer des débris spatiaux, annonce l’implantation de son centre technique de services en orbite à Toulouse. Elle prévoit d’y installer des infrastructures d'assemblage, d'intégration et de test de satellites et, à terme, d’embaucher une trentaine de personnes. « Nous sommes très enthousiastes à l’idée de rejoindre l'écosystème spatial dynamique et en pleine croissance de Toulouse », se réjouit Philippe Blatt, DG d'Astroscale France depuis septembre. La société vient de conclure un partenariat avec le Centre national d'études spatiales (Cnes) dans le cadre d’une étude de faisabilité pour une mission de retrait actif de débris spatiaux français.
Le groupe, qui possède déjà des filiales au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Israël, a levé 383 M$ depuis sa création en 2013, soit environ 359 M€. Il avait annoncé la création d’Astroscale France en juin dernier. La société française espère tisser un lien entre la métropole de Toulouse, la région Occitanie et le Japon, mais aussi consolider la position de la France dans le domaine du développement durable dans l’espace. D'après le Cnes, « on estime à 36 000 le nombre d'objets de plus de 10 cm […], 1 million mesurant entre 1 et 10 cm et 130 millions de moins de 1 cm » dans l'espace.
Pour son implantation dans la Ville rose, Astroscale France est accompagnée par l’agence d’attractivité de Toulouse Métropole et l’agence régionale de développement économique Ad’Occ. Elle conserve un bureau de développement commercial à Paris.











