Artilect va relancer son Bio-Fablab avec de nouveaux locaux à Toulouse
Le laboratoire de fabrication Artilect va relancer son Bio-Fablab mis en pause depuis 2020 en l’installant d’ici peu route d’Espagne, annonce à La Lettre M Nicolas Lassabe, co-fondateur et dirigeant du premier fablab de France. Situé à « 15 minutes à vélo de la maison mère, rue Tripière », ces nouveaux ateliers mettront à disposition des ressources sur le thème de la biologie et de l’écologie, permettant de réaliser divers projets comme des phytotrons, de la culture in vitro de végétaux ou encore de l’impression 3D de cellules. Ce deuxième fablab d’Artilect (180 k€ de chiffre d'affaires, quatre salariés) permettra également de travailler sur de plus grands volumes, notamment sur le bois et le métal.
Cette ouverture s’inscrit dans une phase de diversification de l’activité d’Artilect, qui a déménagé de ses locaux historiques situés dans le quartier Patte d’Oie en 2020 pour acquérir ses propres murs en hyper-centre de Toulouse. À l’occasion des 15 ans de l’association, Nicolas Lassabe s’exprime sur le cap pris par Artilect.
Trois ans après avoir investi les murs du 10 rue Tripière, comment va Artilect ?
Je pense que le rythme de croisière est proche ; il y a eu la pandémie, donc cela a pris pas mal de temps. Mais nous sommes contents, car nous développons plusieurs activités différentes, ce qui nous diversifie. Bien sûr, notre cœur de métier reste le Fablab, où plus de 400 membres viennent utiliser nos machines grâce à un modèle de cotisation puis différents forfaits proposés à l'heure où à l’utilisation.
Quelles sont ces nouvelles activités ?
Nous sommes certifiés « organisme de formation Qualiopi », ce qui nous permet de proposer toutes sortes de formations sur les machines. C’est vraiment un volet que nous souhaitons développer, d’autant que, désormais, nous sommes éligibles au CPF (compte personnel de formation), ce qui permet aux particuliers de venir se former sur différentes compétences manuelles. Il y a aussi un gros enjeu dans le secteur privé, notamment sur la partie logicielle comme la formation 3D, que nous ne proposions pas auparavant et qui devient un sujet important pour nous. Enfin, nous aimerions développer un autre volet dans le champ de l’entrepreneuriat.
Vous louez aussi désormais des espaces de réunion..
Oui, puisque nous sommes en hyper-centre, nous avons développé cette partie d'évènementiel d'entreprise. Cela permet d'accueillir des séminaires ou du team building, par exemple. Nous disposons d'une grande cave pour les réunions restreintes - comme des comités de direction - et d'une salle pour les plénières. De grands comptes comme Airbus, la Clinique Pasteur, Capgemini ou Accenture viennent ici régulièrement.
D’autres diversifications sont-elles prévues ?
La partie coworking et Fab-Café est un chantier qui se construit petit à petit. Pour l’instant, cela fonctionne plutôt à la demi-journée. Nous aimerions aussi proposer des soirées de présentation de projets et des soirées de lancement pour notre communauté. Par ailleurs, tout le monde aimerait refaire le festival que nous organisions à Patte d’Oie, même si bien entendu, c’était plus facile en disposant de 3 000 m² de surface. Maintenant, sans la halle, nous allons retravailler cela plus « localement ». Enfin, en lien avec la Fab Fondation, nous poussons pour être davantage acteurs sur la partie Fabrique-Academy, notamment sur les nouveaux matériaux.
Et dans 15 ans, où en serez-vous ?
C’est une bonne question ! Déjà, nous sommes contents d’être ici ; nous sommes propriétaires et avons un beau parcours. Ensuite, je pense qu’Artilect n’échappera pas à l’impact de l’intelligence artificielle sur l’industrie : toutes les façons de concevoir et de produire seront concernées, donc nous nous mettrons à la page en temps voulu. Nous sommes déjà en veille sur la conception et la production reliée à de l'IA.











