Arrêt de la navette Air France entre Toulouse et Orly : un « nouveau coup dur »
Air France annonce le 18 octobre la suppression de sa navette reliant Toulouse à Paris-Orly à partir de 2026. À cette date, la compagnie aérienne opérerait ses vols au départ de Paris-Charles de Gaulle. C’est Transavia, sa filiale low cost, qui prendrait le relais et assurerait la desserte de Toulouse – mais aussi de Marseille et de Nice – au départ de Paris-Orly dès l’été 2026. Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, dénonce – conjointement avec Renaud Muselier, président de la Région Paca – « un nouveau coup dur » pour le territoire. « Une fois encore, nos deux régions, les plus éloignées de Paris, sont pénalisées dans leurs relations et leurs connexions avec la capitale, dans l’attente des LGV », estiment-ils.
Des liaisons « indispensables » pour Carole Delga
Les deux élus ajoutent que « dans l’attente d’une desserte ferroviaire nationale complète, des liaisons aériennes assurant un service de qualité restent simplement indispensables. Qu’il s’agisse de qualité de vie pour nos habitants, de développement économique pour nos entreprises ou d’attractivité pour nos deux régions. » Craignant que la bascule des lignes sous la bannière Transavia entraîne une baisse de la qualité de service, ils en appellent à une intervention de l’État en vue de « peser dans ce type de décision prise au seul regard d’intérêts financiers, au détriment d’une vision de l’aménagement du territoire national ».
L'annonce d’Air France est accueillie avec « une extrême vigilance » par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole : « Qu’il soit bien clair que cette évolution ne saurait avoir pour conséquence une diminution du niveau de service, notamment de la fréquence, des vols entre Toulouse et la capitale. Au moins jusqu’à la mise en service de notre future LGV. » Et l’édile d’assurer que « pour les habitants et les acteurs économiques de Toulouse et de sa métropole qui n’ont d’autre choix pour se rendre physiquement à Paris, l’offre et la qualité de cette liaison aérienne sont essentielles ».
Un impact « limité » sur l’emploi
Pour justifier sa décision, Air France évoque « la chute structurelle de la demande sur le réseau domestique », liée notamment au « développement de la visioconférence », à « la réduction des déplacements professionnels » et à « un report vers le train sous l’effet conjugué des recommandations de sobriété et des politiques RSE des entreprises ». L’impact sur les effectifs toulousains d’Air France serait « limité et géré uniquement sur la base de mobilités ou de départs volontaires », assure la compagnie, qui avait déjà réduit la voilure de sa navette cet été, comme l’avait annoncé La Lettre M en mai dernier.











