Après la liquidation d’Universal Hydrogen, une partie de l’équipe toulousaine planche sur un nouveau projet
Après la liquidation judiciaire d’Universal Hydrogen Europe (Blagnac) prononcée le 22 juillet, « une quinzaine » de membres de l’équipe haut-garonnaise « est motivée pour créer une nouvelle activité dédiée au stockage de l’hydrogène », annonce à La Lettre M Pierre Farjounel, ex-DG. « Nous sommes en train d’étudier les différents marchés, confie-t-il. Les brevets déposés concernaient une technologie et une application spécifiques ; notre savoir-faire, plus large, pourrait intéresser d’autres secteurs. » L’échec du projet, lié à une levée de fonds manquée, conduit au licenciement de 38 personnes en France, qui planchaient sur des kits de conversion permettant de transformer des turbopropulseurs actuels en avions à hydrogène.
Les raisons de l’échec
La fin de l’aventure Universal Hydrogen – la maison-mère américaine est elle aussi en faillite – est directement liée, selon Pierre Farjounel, à un rendez-vous manqué avec les investisseurs. « Nous avions levé environ 120 M$ en l'espace de dix-huit mois, rappelle-t-il. Mais les start-up technologiques, en particulier dans le secteur aéronautique, sont très capitalistiques. Nous cherchions donc à lever à nouveau environ 75 M$. L’opération devait être bouclée au printemps. Malheureusement, l’investisseur qui menait le tour de table a restructuré son fonds en plein deal, ce qui a repoussé, de fait, l’échéance. Et hélas, les autres solutions étudiées n’ont pas pu aboutir. Nous avons par conséquent été contraints à la liquidation. » Mais l’ancien dirigeant de l’entité européenne l’assure : « Il ne faut pas tout mélanger : c’est la faillite d’Universal Hydrogen, pas celle de l’aviation hydrogène ! »
Vers d’autres champs applicatifs ?
Si une reprise des brevets déposés par Universal Hydrogen n’est pour l’heure pas à l’ordre du jour en ce qui les concerne, les anciens salariés de l'entité haut-garonnaise réfléchissent aujourd’hui à l’opportunité de mettre leur expertise au service d’autres champs applicatifs, « comme le maritime, par exemple », glisse Pierre Farjounel. « Dans les semaines à venir, nous devrions avoir une vision assez claire de ce qui sera possible de faire », estime-t-il.











