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Alès : Delachaux reprend Tamaris Industries
Le groupe Delachaux, qui avait cédé, en mai 2012, la fonderie alésienne Tamaris Industries à l’industriel texan Hugh Aiken, en redevient propriétaire contre son gré. Le tribunal de commerce de Nîmes s’est prononcé, hier, pour la restitution des actions de Tamaris Industries au groupe Delachaux. Et pour le remboursement, par Hugh Aiken, de l’euro symbolique pour lequel il avait racheté l’entreprise, lourdement déficitaire. Le tribunal donne raison au repreneur, qui s’estimait lésé, et contestait des PV de conformité, et le montant du BFR de cession. Le tribunal de commerce doit se réunir, de nouveau, le 9 avril, pour une audience de bilan intermédiaire de la procédure de sauvegarde dans laquelle est placée l’entreprise, dont les salariés redoutent qu’elle ne débouche sur une liquidation pure et simple de la fonderie. « Pour l’instant, je ne connais pas les intentions du nouvel actionnaire », indique le directeur de l’usine, René Figuet. « Si je ne les connais toujours pas d’ici à mardi, je demanderai au tribunal un renvoi de l’audience », ajoute-t-il.
Repreneurs successifs
L’entreprise, qui emploie 68 salariés, avait été reprise en 1997 par le groupe Delachaux après deux dépôts de bilan successifs. Lors de son rachat, en 2012, Hugh Aiken avait annoncé son intention, restée lettre morte, d’injecter 7 M€ dans l’usine. Interviewé par Midi Libre, Hugh Aiken se dit « triste pour Tamaris, car mon objectif était d’en faire un entreprise forte et reconnue pour son savoir-faire. Je suis triste d’avoir découvert cette situation. Si je l’avais su avant d’acheter, j’aurais demandé à Delachaux de régler la situation ».










