Airbus : le PSE et l'APLD sont signés, « pas de licenciements secs », assure FO
Le résultat des négociations était attendu par l'ensemble de la filière aéronautique régionale. Et pour cause : lorsqu'Airbus avait annoncé l'été dernier son projet de suppression de 15 000 emplois dans le monde, dont 3 400 dans la seule région toulousaine, c'est toute la supply chain d'Occitanie qui avait retenu son souffle. Le verdict est finalement tombé le 12 octobre, comme le confirme à La Lettre M Jean-François Knepper, délégué syndical central FO Airbus (syndicat majoritaire) : « Nous avons signé cet après-midi les accords portant sur le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) et sur l'Activité partielle de longue durée (APLD). » Dans le cadre du PSE - qui couvre le périmètre Airbus Commercial France, c'est-à-dire le siège toulousain du groupe (environ 9 000 salariés) et ses trois usines de l'Hexagone (Toulouse, 15 000 salariés, Nantes, 3 000 salariés, et Saint-Nazaire, 3 000 salariés) -, « 4 248 postes seront supprimés, dont 3 400 à Toulouse », indique le représentant syndical. Et d'insister : « Si, aujourd'hui, nous n'avons pas acté formellement le zéro licenciement contraint, nous avons créé toutes les conditions pour atteindre cet objectif au 31 mars 2021, en cumulant les mesures de départs volontaires pour création d'entreprise, formation ou mobilité, mais aussi les départs en retraite, en pré-retraite et l'APLD . Nous y sommes presque et nous allons y arriver. »
APLD : « Pas d'Airbus à deux vitesses »
Même satisfecit concernant l'accord relatif à l'APLD. « Nous sommes parvenus à éviter que n'émerge un Airbus à deux vitesses, avec des statuts différents, explique Jean-François Knepper. Et pour les personnes concernées, les pertes salariales seront limitées. » Ainsi, pour le représentant syndical, les intenses semaines de négociation qui viennent d'avoir lieu n'auront donc pas été vaines. « Au final, notre intransigeance a permis de parvenir à la signature de deux accords équilibrés », estime-t-il. Depuis l'annonce du PSE, la question des licenciements secs constituait la « ligne rouge » de FO. Une position qui avait été partagée fin juillet par Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Industrie, lors de sa visite dans les locaux toulousains d'Airbus.










