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Haute-Garonne
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Agri - Agro
| 13/02/2024

Agronutris lancera le chantier de sa 2e usine en 2025

© Agronutris

Basée à Saint-Orens de Gameville, l’entreprise Agronutris, spécialiste de l’élevage et de la transformation d’insectes en protéines pour l’alimentation animale, indique à La Lettre M que le projet de construction d’une deuxième usine sur son site de Rethel (Ardennes) est en train d’être finalisé et devrait être lancé courant 2025, pour une inauguration prévue un ou deux ans plus tard. « Nous allons produire la même chose que dans la première usine, mais la capacité sera trois fois supérieure », précise Cédric Auriol, co-fondateur et directeur. L’usine devrait créer 130 emplois, selon le dirigeant. Agronutris estime que son chiffre d’affaires 2024 se partagera équitablement entre l’aquaculture et le marché des animaux de compagnie.

Après avoir bouclé une levée de 100 M€ en septembre 2021 afin de démarrer son industrialisation, Agronutris a inauguré deux ans plus tard sa première usine de 16 000 m2 à Rethel, « à proximité de ses fournisseurs ». La société haut-garonnaise utilise notamment des épluchures de pommes de terre afin d’alimenter les insectes, pour fabriquer des farines protéinées et des huiles. Cette année, le directeur espère « continuer la montée en puissance de la première usine, qui peut produire 5 000 tonnes de farine d’insectes par an ». Elle emploie une cinquantaine de personnes et une dizaine de recrutements sont en cours.

Vers l’alimentation humaine ?
Agronutris se focalise sur les marchés européens, notamment dans les pays du nord, où l’aquaculture est très dynamique grâce à l’élevage de saumon. La Plateforme internationale des insectes pour l'alimentation humaine et animale (Ipiff) s’attend à une forte croissance dans les années à venir et anticipe une production de 870 370 tonnes de protéines d’insectes en 2030, contre 21 619 en 2022 et 122 830 en 2025. Mais qu’en est-il du marché de la production d’insectes à destination de l’alimentation humaine ? Cédric Auriol l’estime encore « peu significatif », mais le dirigeant est convaincu que, « du fait des intérêts nutritionnels et environnementaux des insectes », les habitudes de consommation évolueront. D’après l’Ipiff, 9 millions d’Européens ont consommé des insectes ou leurs produits dérivés en 2019, contre 390 millions prévus en 2030. « Actuellement consommés de façon ludique et expérimentale, les insectes seront bientôt considérés comme une source nutritionnelle par les Européens », estime Cédric Auriol.

Laurie Correia / correia@lalettrem.net
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