Affaire de la Senim : Proust 1, Lachaud 0
Le tribunal administratif de Nîmes rejette la requête du député Nouveau centre et adjoint au maire de Nîmes, Yvan Lachaud, qui voulait se substituer à la Ville de Nîmes pour demander au procureur de la République de se porter partie civile dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire sur la gestion de la Senim. Dans un communiqué publié cet après-midi, le cabinet du maire UMP de Nîmes, Jean-Paul Fournier, se félicite que le tribunal administratif n’ait pas retenu « les arguements partiels et politiques de M. Lachaud, qui tente par tous les moyens depuis plusieurs mois d’utiliser ce dossier à des fins uniquement politiques, et, contrairement à ses affirmations, à son seul profit personnel ». Le communiqué fustige, dans la foulée, « l’obsession » et les « fantasmes d’Yvan Lachaud sur la Senim », qui ont « mis cette société d’économie mixte dans des positions parfois délicates vis à vis de ses partenaires et de ses clients ».
Rapport de la CRC
En septembre 2008, un rapport de la chambre régionale des comptes, révélé par La Lettre M, avait formulé plusieurs critiques sur sa gestion : vision à court terme de l’activité, absence de provision des risques contentieux, faiblesse structurelle des capitaux propres, information insuffisante des actionnaires, durées d’exécution trop longues des traités de concession, procédures « hétérodoxes » pour le choix d’entreprises sur la Zac de la gare centrale… La Sem a été dirigée, de 2001 à 2008, par l’actuel 1er adjoint au maire, Franck Proust, proche de Jean-Paul Fournier, et rival politique d’Yvan Lachaud. Elle a depuis, changé de nom (la SAT), et de président.










