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Haute-Garonne
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Industrie
| 24/10/2024

Actia fait passer son usine de Colomiers à la vitesse supérieure

Catherine Mallet, directrice générale déléguée, et Jean-Louis Pech, PDG d'Actia
© Laurie Correia

Le groupe toulousain Actia, spécialiste des systèmes électroniques embarqués, achève la réorganisation de son site industriel de Colomiers (31). « L’objectif est d’avoir plus de flexibilité et de maîtrise, mais aussi de numériser davantage l’usine », explique Jean-Louis Pech, PDG. Le changement, opéré dès janvier 2023 à la suite de la crise des composants, est une 1re étape pour le groupe de 4 000 salariés puisqu’il prévoit une robotisation de l’atelier en 2025 et le rapatriement de la partie logistique de 4 000 m2 située à Fondeyre. « Un nouveau bâtiment logistique sur notre site nous permettra de libérer 500 m2 de surface de production sur un total de 6 000 m2 », précise Olivier Miquel, directeur de cette usine de 300 salariés.

Un cycle constant d'investissement
Pour cette réorganisation, le groupe Actia investit entre 5 et 7 M€ sur trois ans. « Cela fait partie d’une enveloppe permanente », précise Catherine Mallet, directrice générale déléguée. « Nous essayons d’être dans un cycle constant d’investissements tout en étant capables d’accompagner les secteurs qui n’avancent pas à la même vitesse, complète Jean-Louis Pech. C’est d’ailleurs la caractéristique de Colomiers, qui est notre site historique, puisque celui en Tunisie ne produit qu’en grande série, et ceux de Suède et d’Espagne en petite série. »
La réorganisation, qui devrait s’achever en décembre, va donc permettre une extension de l’usine et une augmentation des volumes de production, alors qu’Actia vient de remporter des contrats importants avec le groupe allemand Traton. « Ils concernent le software defined vehicle, c'est-à-dire les architectures électroniques des véhicules de demain, dans le domaine des camions, détaille le dirigeant. Grâce à une architecture simplifiée et plus puissante, il sera possible de mettre à jour les véhicules. » Les contrats entreront en production en 2028 pour une durée de cinq à sept ans. « La production sera réalisée dans plusieurs de nos sites, notamment à Détroit, aux États-Unis, pour livrer les clients américains », poursuit-il.

Actia Academy
Au cœur du site industriel, le centre de formation Actia Academy – lancé il y a quatre mois – vise à développer la polycompétence et à pallier les problèmes de recrutement. « Au départ, nous souhaitions que les intérimaires passent par ce centre, précise le PDG. Aujourd'hui, nous nous en servons comme outil pour embaucher des gens qui n’ont pas forcément les compétences et les faire évoluer. » Chaque session compte quatre personnes, formées par des salariés du groupe.
Cette année, le groupe créé en 1986 et présent dans 17 pays voit son chiffre d’affaires au premier semestre 2024 (279,5 M€) en recul de 3,2 % par rapport à 2023. Il avance notamment la baisse d’activité des clients grandes séries comme les engins agricoles, de chantier et les poids lourds. Porté par ses ambitions, Actia vise la consolidation de son carnet de commandes au-delà de 2030.

Laurie Correia / correia@lalettrem.net
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