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Haute-Garonne
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Agri - Agro / Numérique
| 27/11/2025

Abelio prévoit de doubler (encore) son chiffre d’affaires l’an prochain

La solution développée par Abelio, présidée par Grégoire Dupré, associe des données satellites, des données météo et des images prises par drone pour aider les agriculteurs dans leur processus de prise de décision
© Abelio

La start-up toulousaine Abelio, qui propose aux acteurs du monde agricole des outils d’aide à la décision, devrait enregistrer 2 M€ de chiffre d’affaires cette année, contre 800 k€ en 2024. « Nous ambitionnons de doubler à nouveau notre volume d’activité en 2026, atteignant ainsi 4 M€ de CA », confie à La Lettre M Grégoire Dupré, président de la société de 30 salariés, qui pourrait recruter « cinq à dix personnes l’an prochain ». Des performances qui s’inscrivent sur « un marché un peu tendu dans l’écosystème AgTech, où les levées de fonds se font rares », constate le dirigeant. Abelio revendique 170 distributeurs, coopératives et négoces lui permettant de toucher quelque 20 000 agriculteurs utilisateurs en France.

« Transformer les difficultés en opportunités »
Dans un contexte particulier, alors que les cycles d’adoption des nouvelles solutions technologiques demeurent relativement longs dans le secteur agricole et que les professionnels sont concomitamment « secoués par les prix bas de leurs produits » et « les prix élevés des engrais et des intrants », constate Grégoire Dupré, les outils d’aide à la décision sont susceptibles de « transformer des difficultés en opportunités ». Avec un prochain objectif pour l’entreprise haut-garonnaise, « rentable depuis cette année » : se déployer à l’international. « Nous visons en priorité l’Europe et l’Amérique du Sud », confie le dirigeant, qui ambitionne d’enregistrer dès l’an prochain « 10 à 20 % » de son activité globale à l’étranger.

Stratégie de croissance externe
Abelio
 avait repris en 2024 les actifs de la société Scanopy (18), spécialisée dans la cartographie 3D dédiée à l’état des vignes. Une opération qui lui a permis de s’ouvrir au marché de la viticulture en offrant aux acteurs du secteur la possibilité d’optimiser leurs intrants. D’autres projets d’acquisition seraient-ils dans les tuyaux ?, s’interroge La Lettre M. « Cela fait clairement partie de notre stratégie, répond Grégoire DupréNous étudions actuellement les opportunités qui peuvent exister au niveau européen. »

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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