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Pyrénées-Orientales
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Infrastructures
| 6/11/2025

90 M€ injectés dans la modernisation du port de Port-Vendres

© Port de Port-Vendres

« D’ici à 2031, 90 M€ auront été investis par le Département dans la modernisation et la décarbonation du port de Port-Vendres », explique le 5 novembre Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales, lors du CELMO (Comité État Littoral Mer Occitanie). La collectivité départementale indique mobiliser ces financements en deux phases : « 42 M€ de 2018 à 2025 et 48 M€ de 2025 à 2031 », précise l’élue aux côtés de Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie, en présentant les projets en cours de réalisation au sein de l’infrastructure portuaire gérée par la Compagnie Port-Vendraise, spécialisée dans le transport fruitier.

Projet au long cours
« Investir dans une infrastructure portuaire est un projet au long cours, souligne Pierre-André Durand. Les investissements réalisés au sein de l’infrastructure portuaire de Port-Vendres témoignent d’une belle volonté politique d'assurer le développement économique et l’emploi dans le territoire. » Dans le cadre de ce chantier global de requalification, 3,5 M€ ont été alloués à la requalification des quais ForgasJoly et République en partenariat avec la Ville de Port-Vendres. La réhabilitation de l’ancienne criée localisée dans l’Anse Gerbal mobilise à elle seule 10 M€ avec la création d’un port à sec d’une capacité de 210 bateaux, d’une zone de carénage, d’un nouveau poste de ravitaillement et de cellules de stockage pour les pêcheurs. Autre exemple : la requalification du quai Dezoums, en cours de réalisation, est estimée à 30 M€ avec l'aménagement de 170 mètres de quai pour neuf mètres de tirant d’eau en vue d'accueillir des navires de plus grande capacité (155 mètres de long). Sa livraison sera effective au premier trimestre 2026 et son électrification – pour laquelle l’État contribue à hauteur de 5,6 M€ – est prévue fin 2026.

Création d'un hub
« Ces investissements vont nous aider à dégager des marges de manœuvre, commente Yann Le Cozic, directeur général de la Compagnie Port-Vendraise. Nous devons gagner de la place en vue de faire de ce port singulier un hub avec l’objectif d’aller chercher de nouveaux marchés, notamment vers l’Europe de l’Est, ainsi que d’autres compagnies maritimes en lien avec la plateforme perpignanaise Saint Charles International. À titre d’exemple, l’Égypte considère notre territoire comme un débouché possible pour ses navires ». Le gestionnaire du port catalan ambitionne de porter les tonnages traités de 270 000 tonnes (dont 90 % de bananes) à 350 000 tonnes d’ici à 2040. La Compagnie Port-Vendraise entend faire de cette infrastructure une plateforme d’acheminement de courte distance (short sea shipping) en développant des liaisons vers l’Algérie, l’Italie ou la Lybie. L’infrastructure portuaire compte également un port de pêche « avec un projet de pôle dédié à l’activité mer et à l’économie bleue » comprenant un hôtel d’entreprises, un port à sec (164 places), un village des pêcheurs et une aire de carénage (en cours de travaux).

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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