À 62,4 M€, les fonds levés dans la région au 1er trimestre sont en hausse de 76 %
62,4 M€ ont été levés dans le cadre de sept opérations réalisées au 1er trimestre en Occitanie, révèle le baromètre publié le 20 avril par In Extenso Innovation Croissance et l'Essec. L'Occitanie maintient son classement de fin 2022, au 5ème rang des régions les plus dynamiques derrière l'Île-de-France (1,46 Md€ levé), Auvergne-Rhône-Alpes (302 M€), Paca (140 M€) et le Grand Est (89 M€). Parmi les opérations les plus importantes en région, celles bouclées par Ascendance Flight Technologies (21 M€), Pili (14,36 M€), Bulane (14 M€)et Futura Gaïa (11 M€). « 43 % des montants levés sur la période sont au profit de cleantechs, voyant leur financement être multiplié par 6 en comparaison du T1 2022 », soulignent les auteurs de l'étude.
À noter également que dans le top 4 des levées françaises figure le tour de table de 54 M€ bouclé par Exotrail, opérateur de mobilité spatiale basé entre Toulouse et Massy (91).
Recul des méga-levées
Au niveau national, ce trimestre se caractérise par « la poursuite de la contraction des levées de fonds constatée depuis mi-2022 » avec 2,19 Md€ levés (pour 274 opérations), contre 5 Md€ au premier trimestre 2022. « Pour autant, les montants levés restent à un niveau comparable au premier trimestre 2021 : l’écosystème revient à un niveau plus classique d’investissement, nuancent les auteurs de l'étude. Au total, la France se classe en deuxième place du podium des pays européens ayant levé le plus de fonds, derrière le Royaume-Uni et devant l’Allemagne. »
Autre fait marquant du trimestre : « un recul des méga-levées » (- 52 % d'opérations supérieures à 50 M€ par rapport au T1 2022). À noter toutefois que l'une des trois plus grosses opérations en Europe a été bouclée par le producteur irlandais d'énergie renouvelable Amarenco (300 M€ levés), dont le siège français est implanté en Occitanie, dans le Tarn.
Le secteur de l'énergie de plus en plus attractif
En termes de secteur d'activité, les auteurs de l'étude relèvent que « plusieurs secteurs historiques sont frappés par une diminution drastique des montants alloués, à l’instar de la fintech et du software (- 83 % et - 86 % par rapport au T1 2022) », tandis que « le secteur de l'énergie (…) détrône aujourd’hui les secteurs historiques en captant près de 20 % des montants levés totaux (7 % au T1 2022) ». Quant à la deeptech, elle « tire encore une fois son épingle du jeu et ne semble pas heurtée par une tendance baissière. En effet, elle capitalise en France près de 700 M€, soit près de 30 % des montants totaux levés » avec des opérations réalisées notamment par les entreprises régionales Pili (biotechnologies et matériaux) et Bulane (hydrogène).











