2e rocade : Georges Méric juge les propos de Jean-Luc Moudenc « insincères »
« Je me heurte à un véto extrêmement politique du Conseil départemental... Je suis isolé sur cette question de 2e rocade ». Cette phrase, prononcée le 23/5 par Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole, lors du Petit-déj de La Lettre M – et tweetée en direct par notre rédaction – a immédiatement fait réagir Georges Méric, président PS du CD31, jugeant ces propos « insincères ». « Je regrette la méthode qui consiste à répandre des informations trompeuses sur le sujet majeur des déplacements dans la grande agglomération toulousaine, explique-t-il dans un communiqué. Dès le début de mon mandat, j'ai souhaité que le Département s'engage pleinement pour l'amélioration des transports dans l'aire urbaine toulousaine, qui reste une préoccupation essentielle de nos concitoyens. C'est pourquoi nous avons décidé de participer aux études prospectives multimodales qui seront engagées dans le cadre du Contrat de plan État-Région 2015-2020, dans le but d'améliorer l'accessibilité à l'aire urbaine toulousaine, aux côtés de l'État, la Région Occitanie, Toulouse métropole et le SMTC-Tisséo, à hauteur de 700 k€ ».
Communication politicienne. Le président du CD31 explique par ailleurs que « la question d'un contournement autoroutier de Toulouse a fait l'objet d'un débat public en 2008, à l'issue duquel le ministre de l'Écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire de l'époque, Jean-Louis Borloo, avait abandonné ce projet dont l'opportunité n'avait pas été démontrée. Moins de dix ans après ces conclusions, le travail prospectif qui va être lancé va permettre d'étudier les différentes hypothèses possibles pour améliorer la mobilité dans l'agglomération toulousaine ». Pour Georges Méric, « il est donc regrettable que Jean-Luc Moudenc utilise un argument déjà débattu et qui n'a pas été retenu, pour se livrer à une opération de communication politicienne ». Et de conclure : « Je rappelle que le Département a débloqué en juin 2016 une subvention exceptionnelle de 201 M€ afin d'accélérer le développement des transports en commun dans l'agglomération toulousaine ». Cette passe d’armes politique par médias interposés s’inscrit dans un contexte relativement tendu, alors qu’Emmanuel Macron, nouveau Président de la République, appelle de ses vœux une suppression des départements dans les zones les plus urbanisées et structurées par des métropoles. Une décision qui, selon Jean-Luc Moudenc, « serait une source d’économie réelle et une mesure de simplification administrative ».










