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Languedoc-Roussillon
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Conjoncture
| 9/07/2012

2012 jugée très difficile, 2013 « en grisaille » par Oséo

Les résultats régionaux établis par Oséo sur la base de cinq indicateurs (activité, emploi, trésorerie, rentabilité, investissement) et publiés ce lundi 9 juillet dans le cadre de la 55ème édition de l’enquête semestrielle font craindre une dégradation de la conjoncture.
Selon cette étude réalisées sur la base de 176 réponses émanant d’entreprises régionales (4,4 % de l’échantillon national étudié), leurs dirigeants sont engagés dans une révision « à la baisse » de leurs prévisions faites en novembre dernier. En mai 2012, 31 % des entreprises régionales anticipaient en effet une hausse de leur activité durant l’exercice contre 34 % qui tablaient sur une baisse. L’évolution de leur chiffre d’affaires (en valeur nominale) était en recul de – 0,4%, soit en deçà de la moyenne nationale de + 0,5%. Pour 2013, 19 % des entreprises du panel misent sur une diminution de leur activité en 2013 et 27 % sur une progression. En termes d’emploi, les entreprises régionales ont maintenu leurs embauches depuis fin 2011 et ce malgré « une activité dégradée ». Ces dernières se situent, de fait, au niveau de la moyenne nationale avec 18 % d’entreprises ayant augmenté leurs effectifs et 13 % ayant entamé une réduction.
Augmentation des effectifs pour 16 % des entreprises
Concernant les perspectives 2013, 16 % des dirigeants envisagent une augmentation des effectifs, contre 13 % anticipant une réduction. Au niveau de la trésorerie et de la rentabilité, les trésoreries se sont améliorées dans le courant du premier semestre. De 39 %, la proportion d’entreprises connaissant ce type de difficultés est passée à 34 % au cours de cette même période (moyenne nationale : 37 %).
À terme, de nouvelles tensions sont prévues : 8 % des entreprises tablent sur une amélioration de leur trésorerie et 27 % craignent une détérioration. Courant mai 2012, 78 % des dirigeants du L.-R. jugeaient « bonne ou normale » la rentabilité de leur société, soit quatre points de plus qu’en novembre 2011 et que la moyenne nationale (74 %).
Enfin, concernant leurs investissements, les dirigeants sont une majorité à craindre une dégradation de leurs résultats financiers « 16 % espérant une hausse et 27 % une baisse ». Ils ne sont que 41 % à penser investir en 2012 soit une moyenne inférieur à la moyenne nationale de 47 %. 35% des entreprises envisagent de réduire leurs dépenses d’investissement pour seulement 20 % d’entreprises anticipant de les augmenter.
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