Languedoc-Roussillon
Transports - Logistique
12 grandes collectivités ensemble à Gérone pour accélérer la LGV France-Espagne

Les élus de 12 villes et agglos du Languedoc-Roussillon et de Catalogne se sont retrouvés à Gérone, ce 3 octobre, pour affirmer la nécessité, selon eux, d'accélérer la réalisation de la LGV entre Montpellier et Perpignan.
« Je rencontre le président François Hollande le 10 octobre pour évoquer les tronçons Montpellier/Perpignan et Narbonne/Toulouse, mais aussi la nécessité d’obtenir des fonds européens pour finir de financer les études. », a annoncé le maire de Montpellier, Philippe Saurel. Le rendez-vous a été pris dans la foulée des inondations qui ont touché Montpellier, le 29 septembre. Il manque 10 M€ pour financer les études, selon Edouard Parant, de RFF. « RFF doit proposer un tracé définitif d’ici fin 2015 pour une enquête publique d’ici fin 2016. Il faut se mobiliser pour tenir le calendrier, faire du lobbying et conduire une réflexion sur le développement local en lien avec l’interconnexion et l’intercommunalité », insiste Jacques Bascou, le président du Grand Narbonne.
Accélérer le rythme
Au regard des financements consentis par l’ensemble des collectivités régionales, exception faite du CG 34, Jean-Marc Pujol, maire et président de l’agglo de Perpignan, appelle à « une réalisation rapide du maillon manquant qui risque de mettre la future région Midi-Méditerranée hors du corridor méditerranéen, alors que se constitue un espace commun et porteur d’avenir. » Pour Jacques Bascou, « si la grande région existait, peut-être que le calendrier aurait pu être accéléré ! »
Plus de fréquences
Joaquim Llimona, commissaire aux relations internationales et à la coopération à la mairie de Barcelone, aborde la question des efforts à poursuivre pour rendre efficiente la LGV transfrontalière : « les fréquences entre le nord et le sud de la Catalogne doivent être augmentées dans l’objectif d’avoir plus de voyageurs. En effet, on ne peut pas prendre actuellement un train aller/retour dans la journée pour assister à une réunion. Il faut régler cette question. » Ce point est d’ailleurs repris dans la déclaration signée ce 3 octobre à travers la demande « d’une offre adaptée aux besoins des usagers… afin de répondre au marché potentiel de cette infrastructure et réduire la dépendance actuelle au transport routier. »
Des liaisons avec les ports et aéroports au sud
Les signataires en particulier les Catalans du sud insistent « sur le caractère urgent de la connexion des ports de Tarragona et Barcelona, des aéroports de Lleida, Tarragona, Barcelona et Girona entre eux et avec la frontière française par des lignes à écartement européen. » Ils considèrent comme primordiale la mise en place d’un écartement européen sur la ligne ferroviaire conventionnelle qui relie les territoires par la côte Portbou-Cerbère, « ce qui permettrait la connexion directe des trains de fret et favoriserait la continuité des services régionaux et locaux de transport de voyageurs. » Sur ces points, Jean-Marc Pujol, maire et président de l’aggo de Perpignan, déclare que « les financements sont difficiles à trouver. Par ailleurs, à partir du moment où on a tracé une ligne, il ne faut pas s’attacher aux détails, qui suscitent des débats qui reportent les décisions et qui font perdre du temps. » Le prochain sommet pourrait avoir lieu à Montpellier en 2015.










