Deux ombres sous le soleil
Les données comptables de l’exercice 2014 (cf. mps n° 2012) d’ATR ont été de très positives (commandes, livraisons, CA...). Toutefois, le résultat net n’est pas publié puisque les deux membres du Groupement d’Intérêt Economique (GIE) qui est propriétaire de la société, Alenia Aermacchi (filiale du groupe italien Finmeccanica) et Airbus Group, ne souhaitent pas le communiquer. Deux changements majeurs pour l’avenir de la société ont été repoussés vers un horizon plus lointain.
Premier ombre au tableau, le lancement d’un ATR de 90 places n’est pas prévu à l’ordre du jour. L’ancien président du constructeur d’avions turbopropulsés, Filippo Bagnato, a souhaitait, publiquement, le lancement de cet appareil avant la fin de son mandat. Le président d’Airbus, Fabrice Brégier, avait répondu par la négative sous un mode quelque franc et direct comme disent les membres du Quai d’Orsey. En 2015, il n’y a pas de projet d’avion turbopropulsé de 90 places.
Deuxième « hic ». Le projet de transformation juridique d’ATR de Groupement d’Intérêt Economique (GIE) aujourd’hui en société « normale » n’est pas non plus d’actualité. Cela donnerait plus d’autonomie (gestion, stratégie...) à ATR et il n’est pas sûr, qu’actuellement, l’un ou les deux membres du GIE en soient d’accord.










