Perpignan/Collectivité - La Ville de Perpignan, Sacresa et la SNCF ont signé les actes de vente du pôle multimodal
Suite aux promesses de vente signées en juin et juillet 2006, c’est aujourd’hui, lundi 19 mai, que Jean-Paul Alduy, sénateur-maire de la Ville de Perpignan, Philippe Bru, directeur régional de la Sncf et Ricardo Sanahuja, directeur des délégations régionales du groupe barcelonais Sacresa, ont signé les actes de vente relatifs à la réalisation du pôle intermodal devant Me Grasset, notaire. Le directeur général de Sacresa Méditerranée, Juan Manuel Sanahuja était venu pour l’occasion. « Nous sommes enfin chez nous » déclare la directrice territoriale France de Sacresa, Sylvie Bages-Béchade tandis que Philippe Bru pense que « le pôle d’échange de la Ville de Perpignan va aider à redéfinir le transport multimodal notamment dans la gestion de la gare et des Ter ».Un projet complexe : 4 actes notariés nécessaires Concrètement, il n’y a pas eu un mais 4 actes notariés qui ont été signés.Le premier acte entre la Sncf et la Ville de Perpignan concerne la vente du terrain qui accueille le pôle, soit 17 753 m2 (3,4 M€). Le deuxième acte signé par la Ville constitue la création d’un ensemble immobilier complexe régi par un « état descriptif de division en volumes » (33 au total). Le troisième acte de vente entre la Ville et la SAS Sacresa Méditerranée, chargée de l’aménagement du quartier de la nouvelle gare Lgv (5,98 M€), concerne la vente des volumes créés sauf ceux dédiés à la gare routière. Enfin, le dernier acte signé entre la SNCF et Sacresa concerne la vente de 261 emplacements de parking (3,9 M€).Une nouvelle phase pour le pôle : les constructionsAprès les phases de préparations, démolition, réalisation des réseaux,… « nous sommes conscients que nous avions tous pris un risque en lançant les travaux dès juillet 2007. Mais ce risque était mesuré et cette signature prouve que nous avions eu raison » précise Sylvie Bages-Béchade. La signature des actes de vente marque le démarrage d’une nouvelle phase, celle des constructions. « Nous sommes à l’heure ! Nous tiendrons les délais dans ce chantier de 150 M€ d’une extrême complexité. Les relations entre les partenaires sont exceptionnelles » a fait remarquer Jean-Paul Alduy, en ajoutant « depuis Vauban on n’avait pas fait aussi fort sur Perpignan ! ». « D’ici 15 jours à 3 semaines, on devrait connaître les entreprises qui vont œuvrer sur ce chantier » souligne Sylvie Bages-Béchade. « Alors qu’on nous disait que les entreprises espagnoles seraient en situation privilégiée pour l’obtention des marchés, il semblerait au contraire que les entreprises françaises, qu’elles soient locales ou nationales, tirent leur épingle du jeu » a déclaré Jean-Paul Alduy.Du côté du calendrier…Daniel Hamelin, directeur des services de l’urbanisme à la Ville de Perpignan précise que « dores et déjà, la gare routière est livrée. Aujourd’hui le parking se construit dans ce trou béant de 15 mètres. Les premières dalles seront posées dans un mois. L’hôtel d’agglomération sera livré à l’été 2009, comme une partie du boulevard Saint-Assiscle. Enfin, la coque de la gare LGV sera livrée en février 2009. Pour l’heure, le chantier avance ».V. C.










