Montpellier/Environnement – Montpellier inaugure “la plus grande usine de méthanisation de France”
“Ce n’est pas la première, mais c’est la plus grande usine de méthanisation de France”, s’est félicité Georges Frêche, mardi 1er juillet, en inaugurant la nouvelle unité Amétyst de Garosud. L’usine, qui emploiera 39 personnes, aura une capacité de traitement de 170 000 t de déchets résiduels et 33 000 t de biodéchets, et pourra traiter les ordures ménagères de près de 500 000 habitants. Son coût – 73,3 M€ HT – est partagé par Montpellier Agglomération (86 %), par la Région (12,5 %) et par l’Ademe (1,5 %).“C’est le fruit de sept à huit ans d’efforts”, a rappelé le président de l’agglomération. Le choix de recourir à la méthanisation a été arrêté en 2002, la décision de construire l’unité en octobre 2006. Elle sera mise en service en octobre. “Nous avions la possibilité de faire de l’incinération, comme tout le monde, a estimé Georges Frêche. Je ne suis pas un écologiste forcené. Mais l’intérêt général était de faire une usine non polluante à Montpellier”. Construite par le groupement Vinci Environnement – Sogea Sud – AT&E Architecture, l’usine sera exploitée par le groupement Novergie – Vinci Environnement – Sogea Sud. Elle produira 14,4 M de m3 de biogaz par an, soit l’équivalent de 30 000 MWh/an d’électricité.Fabrègues et Montblanc en suspens“C’est une bonne journée pour le traitement des déchets dans l’agglomération de Montpellier et pour le traitement des déchets dans notre département”, s’est félicité le préfet de l’Hérault et de région, Cyrille Schott, qui a rappelé que l’Hérault produisait annuellement 1,3 Mt de déchets et en avait exporté 400 000 t l’an dernier. Après s’être réjoui de la décision d’ouvrir un centre d’enfouissement technique de Castries – “près de 80 000 t pourront ainsi être stockés” – et de la décision de réaliser un quai de transfert à Vendargues – “le centre du Thôt pourra être fermé d’ici à la fin de l’année” -, le préfet a listé les dossiers en suspens : À Fabrègues, celui de Sita est en cours d’instruction. Le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Codersc), présidé par le préfet, examinera deux options en octobre prochain : celle de Sita, et celle d’un industriel canadien, qui préconise l’utilisation d’une torche à plasma.Pour la partie ouest du département, le préfet mise sur le centre d’enfouissement technique de Montblanc, qui fera prochainement l’objet d’une enquête publique.H. F.










