Montpellier/Université – Opération Campus : la Ville de Montpellier présente son étude urbaine
Le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, et son adjoint à l’urbanisme, Philippe Saurel, ont présenté ce matin à la presse le diagnostic établi par le cabinet Garcia Diaz en vue de l’élaboration du schéma directeur d’aménagement urbain du Nord de la ville dans le cadre de l’opération Montpellier Sud de France (fusion des 3 universités et de SupAgro). « La ville devient un campus universitaire. On compte aujourd’hui 65 000 étudiants, ils devraient être 100 000 demain », annonce en préambule Hélène Mandroux. « Le schéma directeur sera présenté le 3 novembre à Paris par les trois présidentes d’université ». De là découlera le montant des crédits accordés.Atout et enjeux du territoire urbainParmi les atouts relevés au cours du diagnostic, la future zone compte 360 ha d’emprise foncière universitaire (sur les 840 futurs ha du campus), « des possibilités notables de renforcement de l’habitat social étudiant » (actuellement 10 797 logements étudiants dédiés), un potentiel paysager à « révéler » ainsi qu’« un réseau de transport en commun qu’il est prévu de développer ». « Il s’agira de transport en site propre dont le mode, navette ou tramway, reste à déterminer », indique Antoine Garcia Diaz.Pour la Ville, il s’agit donc de « rendre plus lisible, plus valorisante la fonction universitaire, organiser des transversalités est-ouest », décloisonner le quartier, « augmenter ou non l’offre de logement sociaux étudiants », « rendre le quartier praticables pour les déplacements doux (piétons, vélos, ndlr) » et « inscrire l’ensemble des actions dans une démarche éco-responsable ».La Ville favorable à un EPCSConcernant la fusion des trois universités, la Ville fait savoir, par l’intermédiaire de son 4e adjoint Jacques Touchon, qu’elle est favorable à la mise en place d’un EPCS (établissement public de coopération scientifique) « ce que le conseil d’administration de Montpellier 2 vient de voter à l’unanimité. Montpellier 1 et 3 n’y sont pas favorables et préfèreraient un GIP qui n’engage à rien et qui peut être mortel. Il faut se presser pour rendre les choses irréversibles ». Le conseil d’administration de Montpellier est prévu le 23 septembre et celui de Montpellier 1 le 7 octobre.N.B.










