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Languedoc-Roussillon
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Transports - Logistique
| 29/10/2009

LGV Nîmes-Barcelone - Le 3e sommet des villes met la pression sur RFF

Après les sommets de Barcelone et de Montpellier, c’est à Narbonne au Palais des Archevêques que s’est tenu jeudi le 3e sommet des villes pour la grande vitesse, en présence des maires ou de leurs représentants des villes de Narbonne, Montpellier, Perpignan, Béziers, Toulouse, Barcelone, Gérone et Figuères. C’est en effet le moment pour les politiques d’afficher leur unité : Réseau Ferré de France rend sa décision fin novembre, lors d’un conseil d’administration à Paris, sur le projet de ligne nouvelle Montpellier/Perpignan - réalisation ou pas d’une nouvelle infrastructure, mixité passagers/fret ou pas. Invitée, la Ville de Carcassonne, représentée par René Escourrou, a rejoint le groupe des huit en raison de l’intérêt du tronçon Toulouse/Narbonne, qui permettrait de relier à l’horizon 2025 le couloir atlantique au couloir méditerranéen. Les huit villes ont d’ailleurs demandé à être associées aux études du grand projet sud ouest dans la liaison Toulouse Narbonne

Renforcer le financement de l’Europe

?Parmi les décisions actées pour intégrer ce projet dans la dynamique européenne, « l’arc Méditerranéen doit être déclaré axe prioritaire dans la TEN-T de l’Union Européenne », a déclaré Jordi Hereu, maire de Barcelone, rappelant que l’Espagne prend la présidence de l’Union Européenne en 2010. Le groupe d’élus municipaux requiert une augmentation de la participation financière de l’Europe (20%) notamment pour le tronçon Montpellier/Perpignan. « Ce maillon permettra de relier le sud et le nord de l’Europe, à un coût raisonnable. Les 150 km du tronçon entre Montpellier et Perpignan coûteraient 5,9 Md€ (pour un tronçon mixte grande vitesse voyageurs/fret, ndlr), contre 15 Md€ pour l’axe Lyon/Turin » indique Jordi Hereu. « Nous appelons RFF et le gouvernement français à solliciter des financements européens pour les études pré-opérationnelles à l’occasion du prochain appel à projet prévu en 2011 », a déclaré Jacques Bascou, maire PS de Narbonne.

Jean-Paul Alduy veut un contournement fret de Perpignan

Jean-Paul Alduy, 1er adjoint à la Ville de Perpignan, a insisté sur la nécessité du contournement fret de Perpignan. « Si ce contournement ne se fait pas, la gare de Perpignan deviendra un nœud d’étranglement. Il faut prévoir une déviation pour rabattre le fret en provenance de Port-Bou/Cerbères. On ne peut pas financer une infrastructure qui, dans 20 ans, sera un obstacle pour le développement économique lié à l’accroissement du fret » a-t-il souligné. Le maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, a rappelé sa position, différente des autres : « La LGV devait d’abord répondre aux besoins des voyageurs ». ?Pour peser davantage à Bruxelles et Paris, le sommet des maires souhaite intégrer les CCI, les chambres d’agriculture, les syndicats, les associations et l’ensemble des acteurs du monde économique et social.

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