Montpellier - Rudy Iovino va remplacer Jean-Pierre Fabre à la présidence de la CCI
Le président du Medef 34, Rudy Iovino, n’attendra pas le renouvellement de la Chambre, en 2010, pour succéder à son colistier Jean-Pierre Fabre à la tête de la CCI de Montpellier. Il lui succèdera dès le 1er juillet. Jean-Pierre Fabre deviendra « conseiller » du nouveau président, selon un communiqué commun publié par les deux hommes le 27 juin. « Cette transmission, réalisée d’un commun accord (…) permettra de poursuivre et d’accentuer le travail engagé par Jean-Pierre Fabre », affirment-ils.
Les ennemis d’hier se sont réconciliés
Jean-Pierre Fabre avait été élu en mars 2008 président de la CCI de Montpellier face à Louis Nicollin. Rudy Iovino, dont la liste Medef-CGPME-UPA avait remporté l’élection partielle de février 2008, provoquée par la démission de l’équipe de Gérard Borras, n’avait pu siéger personnellement à la Chambre. Des recours avaient été engagés contre son élection par le Mouvement patronal pour le renouveau de Joseph Francis, conduisant à son invalidation. Après s’être durement affronté pendant la campagne pour la CCI, les deux hommes et leurs mouvements respectifs se sont depuis spectaculairement réconciliés : le Medef et Le MPR se sont rassemblés le 16 juin dans une structure commune, l’Union pour les entreprises, dont Rudy Iovino a pris la présidence, et Joseph Francis la vice-présidence. Le MPR ayant abandonné les procédures engagées contre l’élection du président du Medef 34 à la CCI, la cour administrative d’appel vient de confirmer l’élection de ce dernier. Sans attendre, il prendra donc la présidence de la CCI dès l’assemblée générale du mercredi 1er juillet. Rudy Iovino n’avait jamais fait mystère de son intention de devenir président de la CCI, une fois le contentieux devant le TA purgé.
Village des marques : changement de cap
Rudy Iovino, qui prend les rênes de la CCI, avait fait entendre sa différence avec Jean-Pierre Fabre, notamment sur le Village des marques. Le futur président de la CCI estime qu’on « ne peut pas se permettre de dire non sans avoir réfléchi ». Pour lui, « retarder l’ouverture d’Odysseum 1 serait de la folie totale : des commerçants ont commencé à rembourser des crédits. Bloquer ces commerçants serait mettre en péril leur projet. »










