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Languedoc-Roussillon
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Agri - Agro
| 23/07/2009

L’AOP Pêches et Nectarines de France « très pessimiste » pour la campagne 2009

« En période de conjoncture difficile, consommer des pêches et nectarines françaises est un acte citoyen, estime le président de l’AOP Pêches et Nectarines de France, qui n’est autre que le président d’Ille Fruits à Perpignan. Le fort recul des ventes subi depuis 15 jours par les producteurs français risque de mettre à mal le bilan financier de toute la campagne 2009 et la pérennité d’un pan entier des structures arboricoles. » Si bien que l’AOP, qui regroupe depuis mars 2009 les 21 principaux producteurs et metteurs en marché des 4 grandes régions productrices, Gard et Roussillon, Vallée du Rhône et Crau, annonce la mise en place des ventes au déballage, hors magasins, à partir du 23 juillet et pour trois semaines. Selon l’AOP, c’est « le seul moyen efficace pour rééquilibrer l’offre et la demande et il est mis en place avec le soutien de la grande distribution. »

Pêches et Nectarines de France reconstitue le calendrier de la crise : « mi-juin, alors que les récoltes des vergers du Roussillon montaient en volume, le blocage par les producteurs laitiers des plateformes d’achats a compliqué les ventes. S’en est suivi un basculement insuffisant (moins 7 à 10 points par rapport aux deux années précédentes) des magasins de l’origine import sur l’origine France, malgré les concessions sur les prix des producteurs français, en dessous de leurs coûts de revient. Ce retard de référencement a engorgé la production au moment où les deux autres régions de production (Gard-Crau et Vallée du Rhône) entraient en campagne. Il a accentué la pression sur les prix ».

Ralentissement à la mi-juillet

« Un premier message d’alerte de l’AOP Pêches et Nectarines de France dénonçant la concurrence excessive des produits d’importation diffusé fin juin à tout le réseau de distribution a conduit à l’ouverture plus franche des lignes d’achats origine France. Le beau temps début juillet a activé le marché et permis de rééquilibrer la situation, sans permettre aux producteurs de relever leurs prix. Jusqu’à mi-juillet, la demande s’est à nouveau ralentie alors que la production atteignait ses pics de volumes avec les variétés de cœur de saison. Les jours précédant le week-end du 14 juillet ont enregistré un recul de 8 % des volumes vendus par rapport à 2008 et de 16 % par rapport à 2007. Les prix de vente à la production ont à nouveau accusé un repli de 10 à 20c/kg. »

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