Le Gard veut devenir le premier département bio de France
« Je veux faire de ce département le premier de France en bio », a rappelé le président du conseil général du Gard, Damien Alary, à l’occasion d’une visite, ce matin, de la société Arcadie à Méjannes-les-Alès. « Si le bio s’ancre durablement dans les modes de consommation, avec une croissance de 10 à 30 %, les produits restent encore majoritairement importés. Le bio de proximité est donc un marché à saisir pour les agriculteurs gardois ». Le président de la chambre d’agriculture du Gard, Dominique Granier, confirme : « Nous avons la fâcheuse habitude de produire avant de nous préoccuper de vendre. Or, pour le bio, le marché local existe, mais la production est insuffisante ». Symbole des espoirs suscités par ce marché : la croissance annoncée d’Arcadie, qui prévoit de passer de 5 M€ de CA en 2009 à 10 M€ à l’horizon 2013. La société emploie 40 personnes pour transformer et conditionner des plantes, épices et légumes déshydratés biologiques. « Nous oeuvrons en faveur de la création d’une filière régionale des plantes aromatiques », explique son dirigeant, Bernard Kimmel.
700 emplois environ dans le département
Le conseil général a consacré, en 2009, une enveloppe de 500 K€ à la filière bio, qui fait vivre 367 producteurs et 120 entreprises, soit environ 700 emplois. « Je ne suis pas opposé à ce que ce budget augmente dans les années à venir », a affirmé le président du Département. « Mais pour utiliser au mieux les deniers publics, il faut que les agriculteurs regroupent leurs moyens »
Un peu plus tôt, Damien Alary avait visité une exploitation agricole en cours de conversion au bio, à Massillargues-Atuech. La cave coopérative de Massillargues veut convertir, au total, 270 ha de vignobles en bio. La cave s’est rapprochée de la cave voisine de Tornac pour mener un projet commun en vin bio. « Il faut regrouper les caves coopératives, recommande Damien Alary. Il en reste 80 dans le Gard, c’est beaucoup trop ».










