Régionales : les Verts adeptes du « ni Couderc, ni Georges Frêche »
« Ni Couderc, ni Georges Frêche » : c’est la ligne de conduite des Verts du L.-R. pour les prochaines régionales, selon leur porte-parole national, le Montpelliérain Jean-Louis Roumégas. Lors d’une conférence de presse ce matin, au club de la presse, pour faire le point sur le positionnement des Verts dans la campagne, le conseiller municipal montpelliérain a affirmé que l’objectif des Verts, en France, était d’« arriver à des majorités avec la gauche. Pas question de laisser passer des régions à droite. Mais le rassemblement devra se faire sur des bases inédites, où les rapports de force auront changé, sans hégémonie d’un parti ou d’un homme ». En clair, « la reconduction de Georges Frêche comme président de région est exclue pour nous ». Mais une troisième serait possible, selon lui, avec le PC, le Parti de gauche, et les socialistes opposés à Georges Frêche.
Rééditer l’exploit des européennes
Les Verts rêvent, en fait, de rééditer l’exploit des élections européennes, qui les a vu arriver, dans la région, d’une courte tête devant le PS, avec 15,66 % des suffrages. « Nous sommes prêts à accueillir au 2e tour la force de gauche qui arrivera en 2e position », assure le député européen José Bové. « Dans le cas contraire, on discutera ». S’ils accordent à Georges Frêche quelques avancées sur le plan écologique, les Verts les attribuent « au fait que les Verts étaient présents à l’époque », selon le conseiller régional Sylvain Pastor, qui ne manque pas une occasion, à la Région, de marquer son opposition à Georges Frêche. « Il y a eu des crédits débloqués sur un certain nombre de chose, mais c’est surtout cosmétique. Sur les énergies renouvelables, c’est une vision très capitalistique. On aide le Leclerc de Saint-Aunès à installer des panneaux photovoltaïques, alors que l’alternative énergétique passe d’abord par l’équipement des particuliers. » Dans le domaine des transports, il rappelle que les Verts demandent « une priorié des crédits pour les lignes secondaires, et l’abandon total des lignes à grande vitesse ». « La ligne Béziers-Neussargues concerne trois régions. Or rien n’a été fait pour la sauver », s’insurge José Bové.
Les Verts, qui ont mis en place un comité d’animation et de pilotage du rassemblement des écologistes (Capre), pour élargir leur liste à d’autres mouvances (autonomistes catalans, anti-nucléaire…), décideront le 17 octobre de la composition de leurs listes en Languedoc-Roussillon.










