2e édition de la convention des entreprises de l’économie sociale à Montpellier
90 000 emplois en L.-R., soit 12 % des salariés de la région : l’économie sociale et solidaire est un acteur de poids. La présence d’une centaine d’exposants (Macif, Chèque Déjeuner, Mutuelle des Motards, Groupama…), jeudi 3 et vendredi 4 décembre au Corum, à Montpellier, lors de la 2e édition de la convention des entreprises de l’économie sociale, en témoigne.
« La crise a remis en valeur l’économie sociale et solidaire, a déclaré Georges Frêche, président du conseil régional L.-R. Vous avez cette souplesse qui vous permet de vous affronter à des économies organisées autrement, pour le seul profit, et face auxquelles vous faites souvent jeu égal, si ce n’est pas jeu supérieur. Ça, c’est important. La crise nous oblige à trouver les moyens d’éviter le départ de nos entreprises vers l’Asie du Sud-Est, ou d’autres pays, et vous, vous êtes difficilement délocalisable. Vous êtes tout à fait adaptés à l’économie du XXIe siècle, et aux priorités de la Région. »
La Région L.-R. aide la filière à travers différentes actions, a poursuivi Georges Frêche : études de faisabilité, recrutement des cadres, investissements, accès au crédit Jérémie, aides au développement du micro-crédit, le contrat d’apport associatif, fonds de garantie d’emprunt… Georges Frêche souhaite voir progresser la filière, pour faire passer son poids dans l’économie régionale de 12 % aujourd’hui à 20 %.
Frêche : « Le socialisme, ce n’est pas une carte, c’est avoir les idées claires »
« Nous ne sommes pas là pour remplacer l’économie de marché, mais pour être une alternative au centre d’une autre manière de faire, a précisé Guy Barboteau, président de la Cres (Chambre régionale de l’économie sociale) L.-R. Cette crise financière d’abord, économique maintenant, est une malheureuse opportunité pour montrer qu’il y a d’autres possibilités de conduire l’économie que la seule recherche du profit. »
Jean-Christophe Boursin, secrétaire général pour les affaires régionales à la préfecture de région, a insisté sur le rôle de l’économie sociale et solidaire auprès des jeunes, fortement touchés par le chômage. « Ils apportent des valeurs à l’économie sociale, et inversement. »
Alors que les militants socialistes votent ce jeudi pour désigner leurs têtes de liste pour les élections régionales, Georges Frêche, candidat à sa succession en mars prochain, a conclu par une touche politique : « Le socialisme, ce n’est pas une carte, c’est avoir les idées claires, au cœur. Les entreprises de l’économie sociale aident les gens certes à gagner leur vie, mais aussi à développer leur réflexion personnelle. Ça, c’est essentiel. C’est une économie qui aide au développement de l’homme. C’est une fonction particulièrement importante. »
Ce jeudi soir, les 5es rencontres régionales de l’économie sociale et solidaire (salle Einstein, Corum, 18h-20h) ont pour thème « Entreprendre autrement, une opportunité qui ne connaît pas la crise ».
Invités : Mireia Franch, directrice générale de l’économie coopérative et de la création d’entreprise de la Généralitat de Catalunya, Jean-Marc Borello, délégué général du Groupe SOS, Gérard Andreck, président de la Macif, Jean Huillet, syndicaliste et militant de la coopération agricole, Maria Nowak, présidente de l’Adie.










