Exclusif - Georges Frêche dévoile son plan de développement économique pour la région
Avant sa conférence thématique du 23 février, le président de la Région L.-R. Georges Frêche, candidat à sa réélection en mars, confie à La Lettre M les grands axes de son projet économique pour le Languedoc-Roussillon. « A travers 18 parcs régionaux d’activités, nous créerons en dix ans environ 80 000 emplois. Il faut créer des emplois non délocalisables. C'est un long travail. Ce que je veux faire avec la Région, je l'ai préfiguré sur l’agglomération de Montpellier. Avec les zones d'activités les pépinières d'entreprises, on a créé 33 000 emplois. Les résultats sont là. » Parmi les zones d’activité prioritaires : « Castelnaudary, Via Domitia à Vendargues/Castries, Salles d'Aude entre Narbonne et Béziers, Rivesaltes pour le secteur de Perpignan et le port de L’Ardoise dans le Gard Rhodanien. » Le président sortant promet de « doubler, voire de tripler » le budget de la Région dédié au développement économique.
Après les lycées, cap sur le tourisme, la recherche, l’artisanat et le BTP
Georges Frêche a identifié pour La Lettre M les priorités de son second mandat, s’il vient à être réélu : « Le tourisme, la recherche et les universités, l'artisanat, le BTP et le TER ». Pour financer des mesures choc (TER à un euro, un ordinateur portable pour chaque lycéen), l’élu explique que la part du budget dédié au lycée va baisser, libérant des capacités d’investissement sans augmentation d’impôt. « Entre 2004 et 2010, environ 50 % de chaque budget était consacré à la construction et la rénovation des lycées. On a engagé 1,2 Md€. L'effort sera fini avec le budget 2011. Déjà, sur le budget 2010, c'est la première fois qu'on diminue l'effort sur les lycées, passant de 55 à 45 %. On passera de 45 % à 30 % sur le budget 2011. Ca descendra ensuite à 15 %, pour l'entretien courant. »
Doublement du capital de la Soridec
Pour lui, et la Région et les intercommunalités ont vocation à participer à la création de zones d'activités économiques. « Les deux ont leur place, explique-t-il. A Castelnaudary, on a pris la communauté de communes pour nous accompagner, et on a écarté la Ville et le conseil général. Ce modèle a été étendu à toutes les zones d'activités qu'on a faites. Moi, je suis président (du syndicat mixte, ndlr) , le président de l’intercommunalité concernée est vice-président du syndicat mixte, et c'est lui qui mène la barque. Je n'ai pas le temps de m'occuper des 14 zones d'activités. »
Concernant les problèmes de fonds propres des entreprises, Frêche promet de doubler le capital de la Soridec (investisseur de proximité). « La Soridec a des fonds insuffisants pour aider les grosses entreprises. Elle peut juste aider les entreprises moyennes et petites. Mais le vrai problème du financement des PME, ce n’est pas la Soridec, c’est le système bancaire français. Les banques régionales n'ont pas la capacité financière de trancher et d'apporter leurs concours aux entreprises, il leur faut l'autorisation de Paris, le système bancaire français est ultra-centralisé. »










