La 1ère fondation d’entreprises Mécènes Catalogne est née à Perpignan
Les statuts de la fondation Mécènes Catalogne, qui regroupe 35 entreprises catalanes, qui abondent un fonds de 237 000 € pour soutenir des projets culturels, ont été signés ce mercredi 9 juin à la CCI de Perpignan. « Cette fondation d’entreprises est une première en France. Elle a été réalisée à quatre mains, avec la Chambre des notaires, l’ordre des Experts comptables et la Drac », souligne Bernard Fourcade, président de la CCI.
Ticket d'entrée : 5 000 €
Cette fondation, fruit de deux années de travail, réunit 35 entreprises locales issues de secteurs d’activités divers et réparties sur l’ensemble du territoire. « Ce sont les entreprises qui décideront ensemble du projet à soutenir. Par exemple, on peut imaginer redonner vie à l’hôtel du Belvédère de Cerbère pour en faire une salle de cinéma ou un lieu d’exposition », indique Bernard Fourcade. Les entreprises mécènes bénéficient d’un crédit d’impôt sur l’IS de 60 % de la somme apportée à la fondation. « Le ticket d’entrée était de 5 000 €, ce qui a permis aux petites entreprises de participer », souligne Véronique Cottenceau, de la DRAC.
Valoriser l’image du territoire
« Avec cette fondation, le monde de l’entreprise s’ouvre et montre un visage nouveau à travers les œuvres culturelles qui seront réalisées au profit du territoire » déclare Claude Bonnet, gérant des Transports Cerdans à Bourg-Madame. pour Laure Milles, à la tête de la Brasserie Milles (Toulouges), « notre présence dans la fondation est le prolongement de la culture de l’entreprise. Nous sommes déjà très impliqués dans la vie culturelle locale à travers l’Usap, les Estivales, les Déferlantes. La fondation réussit à fédérer le monde des entreprises, le tissu juridique et fiscal qui confèrent leur légitimité aux projets qui seront retenus ». A la tête du domaine viticole « Château Montana » à Banyuls des Aspres, Patrick Saurel entend bien « donner leur chance aux jeunes artistes qui ont des idées et pas de moyens » et précise que « le but final est quand même que le département soit valorisé car nous souffrons d’un déficit d’image ».










