Lozère
Institutions
Conseil général de Lozère : situation financière positive, mais forte dépendance
Une bonne capacité d’autofinancement, une situation financière positive, mais une forte dépendance extérieure et un taux de réalisation des investissements faibles : telles sont les principales observations d’un rapport définitif de la chambre régionale des comptes sur la gestion du conseil général de Lozère, qui vient d’être rendu public.
La CRC, qui a examiné la période 2004-2007, estime que le taux de réalisation a « progressé, mais reste largement perfectible ». Pas tant celui des dépenses de fonctionnement, qui atteint 86 % pour la période concernée, que pour les dépenses et recettes d’investissement. Ces taux « représentent en moyenne sur la période respectivement 45,69 % et 29,22 % des prévisions actualisées ». Réponse de la collectivité : ces taux se sont améliorés avec la mise en place de la procédure des autorisations de programme et crédits de paiement.
Concernant le budget de fonctionnement, la chambre note que le Département a « enregistré en quatre ans une croissance de ses recettes de fonctionnement (21,12 %) supérieure à l’évolution des dépenses (14,41 %). L’excédent de gestion courante a donc progressé de 18,01 %. Le résultat a progressé de plus de 85 %, ce qui est particulièrement positif ». Si la progression des taux a été « peu élevée », celle des bases est « plus soutenue ». Même si elles restent « les plus faibles de l’ensemble des départements français ».
Dépendance extérieure
L’épargne annuelle obtenue par le Département est qualifiée de « confortable ». Le taux de capacité d’autofinancement « est de 24,9 % en 2007 », contre 16 % pour la moyenne des départements comparables.
« Cette situation financière positive, conclut la chambre, ne doit pas masquer qu’elle est obtenue au prix d’une dépendance extérieure(Etat et autres financeurs) et d’une politique d’investissement inférieur à ce que la collectivité souhaite réaliser annullement ». Réponse du Département : la faiblesse de ses bases fiscales ne lui permet pas d’inverser la tendance durablement. Mais « ces contraintes sont gérées en maîtrisant les charges de fonctionnement et l’épargne ».










