Le CG 30 investira 150 M€ en 2011
Le conseil général du Gard investira 150 M€ en 2011, a annoncé ce matin son président, Damien Alary, lors du débat d'orientation budgétaire. Le montant était identique en 2010. Débattu les 15 et 16 décembre, le budget induira pour les Gardois « une fiscalité voisine de l’inflation, pas davantage », selon Damien Alary.
Damien Alary a présenté ce matins aux élus les nouvelles orientations budgétaires 2011 « pour assurer un développement solidaire » dans un département du Gard « sensible » en termes économique et social à « une hausse de la précarité ». Dans cet environnement, « notre tâche est de relever au moins quatre défis », a-t-il indiqué : « celui de l’emploi et de la précarité avec un taux de chômage de 12,7 % et une augmentation de 15,5 % de bénéficiaires du RSA », malgré la création de 35 000 emplois net, « mais aussi celui de la santé et du logement ou de l’évolution démographique avec la prise en charge de la dépendance ». Dernier défi à relever, celui « de l’aménagement et de l’attractivité des territoires ». Qu’il s’agisse de la prévention des risques, des ressources naturelles, du tourisme ou du développement durable.
Développement du bois et du bio
Pour atteindre ses objectifs, Damien Alary a indiqué vouloir s’appuyer sur « la solidarité » qui ne doit pas être « une posture ». « Comme dans un éco système, nos actions ne sont pas étanches, mais convergent toutes vers un même objectif » : vivre ensemble sur un même territoire de la meilleure façon possible. « Il faut faire du Gard un laboratoire d’innovations sociales, d’aménagement concertés et de ressources naturelles protégées », a-t-il développé. « La lutte contre la précarité doit être transversale ». Une façon pour Damien Alary de souligner que celle-ci doit passer par « la mobilité, de meilleures dessertes et une inter-modalité de transports », mais aussi par une politique « éducative, sportive et culturelle », des aides aux entreprises comme « au retour à l’emploi » et le développement de filières « comme le bois ou le bio ».
Transferts de compétence
Par ailleurs au-delà de « l’avenir des collectivités territoriales », le président a regretté « la réforme fiscale » et notamment la suppression de la taxe professionnelle, tout comme « les transferts de compétence et la stagnation des dotations de l’Etat ». Soit pour le département une non-compensation que Damien Alary estime à près de 480 M€ entre 2003 et 2010.










