Bâtiment : Patrick Liébus prépare la RT 2012 à Energaïa

« L’avantage d’utiliser la caméra thermique, c’est qu’à chaque fois qu’un artisan a fini sa part de travail, il peut vérifier que sa production est conforme aux objectifs, avant que l’artisan suivant intervienne. Jusqu’à présent, on faisait les travaux, et on vérifiait après. Sauf qu’en cas d’erreur, il fallait tout recommencer. On n’avait l’habitude de travailler de cette façon-là. La Capeb mettra des caméras thermiques au service des artisans. Un artisan seul ne peut pas acquérir une caméra thermique, le coût est de l’ordre de 8 000 €. Les Capeb doivent avoir trois à cinq caméras thermiques chacune, à disposition de leurs artisans. »
L’enjeu de la rénovation énergétique
Le marché de la rénovation énergétique est stratégique pour les prochaines décennies. En L.-R., le coût estimatif de la rénovation énergétique des 1 500 000 logements collectifs et individuels est de 19 Md€ dans le logement et de 10 Md€ dans le non résidentiel tertiaire.
L’artisanat du bâtiment représente, en L.-R., environ 25 000 entreprises (dont 6 000 adhérents à la Capeb), 55 000 actifs, 2 400 apprentis et 3,7 Md€ de CA. 97 % des entreprises du bâtiment du L.-R. comptent moins de dix salariés.
Côté conjoncture, Patrick Issaly, président de la Capeb L.-R., a tiré la sonnette d’alarme : « Nous passons d’un problème d’activité en 2009 à un problème de trésorerie cette année. C’est dû à l’augmentation du prix des matières premières et à des défauts de paiements. Les délais sont parfois inacceptables. » Patrick Liébus a noté un paradoxe : « Malgré la crise, nous manquons de salariés. »










