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Sup de Co, Village automobile : les projets d’André Deljarry
Le nouveau président de la CCIT de Montpellier, André Deljarry, a réaffirmé, ce midi, lors d’une déjeuner avec la presse dans les locaux de CCI Entreprises, à l’aéroport de Montpellier, sa volonté de « porter Sup de Co dans le Top 10 des écoles de commerce françaises ». Le point, dossier par dossier.
Sup de Co : partenariat avec d’autres écoles
Le président de la CCI veut faire passer son budget annuel de 22 M€ à 35 M€, et installer l’école dans des locaux plus adaptés. « Soit on reconstruit sur place, soit on trouve des terrains dans l’agglomération de Montpellier. L’étude que nous avons lancé nous donnera des pistes ». Objectif : « un vrai campus pour les années 2020. En 2013, nous saurons où nous allons. Le nouveau Sup de Co sera prêt pour la rentrée 2016 ou 2017 ». Investissement nécessaire : 40 à 50 M€. André Deljarry dit avoir obtenu l’accord du bureau de la chambre régionale, présidée par Bernard Fourcade, pour sa participation au budget de l’école. Une rencontre est prévue la semaine prochaine avec la Région. André Deljarry envisage également, pour booster l’École, de nouer un partenariat « soit avec des écoles du Sud de la France, comme Marseille, Toulouse, ou Bordeaux, soit avec des écoles étrangères, au Maroc, en Tunisie, en Espagne ou en Italie. Ce serait plus innovant et précurseur de s’allier avec des écoles étrangères. »
Village automobile : une zone de 15 ha
André Deljarry appuie le projet de créer un « Village automobile » réunissant les concessionnaires automobiles. Une dizaine de concessionnaires automobiles portent ce projet, en lien avec la CCIT, la Serm et Montpellier Agglomération. Objectif : réunir les métiers de l’automoviler, principalement des distributeurs de véhicules neufs, dans un village dédié. Selon André Deljarry, « une dizaine de marques semblent intéressées, représentant les trois quarts de parts de marché de ventes de véhicules neufs, dont les trois constructeurs français », et employant 800 salariés. « Dix à quinze hectares » seraient nécessaires pour accueillir le village, qui comprendrait un musée automobile. « Montpellier n’a pas de zone de stockage pour les véhicules neufs. Pourquoi ne pas le faire près de l’aéroport de Montpellier, où des terrains sont disponibles ? », ajoute le président de la CCIT. Un groupe de travail spécifique, présidé par Jacques Alméras, a été mis en place à la CCIT.
Un observatoire de l’urbanisme commercial
Le président de la CCIT veut mettre en place un « observatoire de l’urbanisme commercial et du tourisme ». La chambre va consacrer 150 à 200 K€ au lancement d’une étude sur les comportements d’achat, et élaborer un schéma d’urbanisme commercial. Un appel d’offres va être lancé. « L’étude sera lancée avant l’été », annonce André Deljarry, qui va proposer aux principales collectivités du ressort de la chambre (intercommunalités, conseil général, mairie de Montpellier) de participer à son financement. Le nouveau président met en avant ses bonnes relations avec l’ensemble des collectivités territoriales, ce qui n’était pas le cas de ses prédécesseurs.
Nouveau DG
La chambre, qui n’a plus de directeur général (l’intérim est assuré par le DG de la chambre régionale, Pierre Batoche), a lancé une procédure de recrutement externe. Sur 50 candidatures, une douzaine a été retenue. Les candidats seront reçus par une commission de quatre élus, avec le DG par intérim et le DRH. Le nouveau directeur général sera en poste en mars.
Aéroport : 2 M€ pour l’association
La CCIT a délibéré en faveur d’une participation de 212 K€ à l’association pour les flux touristiques et économiques de l’aéroport. Créée en 2010 pour permettre aux collectivités de se substituer à la CCI de Montpellier, dans le soutien financier indirect aux compagnies low-cost, via des campagnes marketing, l’association est dotée en 2012 d’un budget d’un peu plus de 2 M€, le conseil général, la Région et l’Agglo de Montpellier contribuant chacun à hauteur de 510 K€, le solde étant réparti entre la CCIT, la CC du Pays de l’Or, et la mairie de Montpellier. André Deljarry est favorable à « l’association de plusieurs collectivités majeures pour la reprise de la dynamique de l’aéroport », et ne voit pas d’inconvénient à concéder la gestion de l’aéroport à un opérateur privé.










