Réunis en session publique le lundi 26 mars, les conseillers généraux ont adopté à l’unanimité la proposition de Michel Gaudy, délégué aux moyens financiers et rapporteur général du budget, de ne pas augmenter le taux de la taxe sur le foncier bâti. Le seul sur lequel l’assemblée peut encore délibérer. « Le département a décidé de ne pas augmenter l’impôt local en 2012 : le taux de taxe sur le foncier non bâti, le seul désormais voté, restera identique à celui de 2011, soit 21,15%. Seule la revalorisation des assiettes votée par l’Etat impactera le produit fiscal. Et si les besoins du département sont couverts pour le montant d’investissements voté au budget primitif 2012, nous sommes inquiets pour 2013 et 2014. La question de notre capacité à financer nos investissements se pose », a expliqué le rapporteur du budget, en préalable au vote.
262 € investis par habitant
« Nous devons également tenir compte du contexte actuel et des difficultés rencontrées par les héraultais confrontés à une situation économique difficile. En conséquence, nous ne souhaitons pas accabler davantage les contribuables, déjà fortement taxés », a rappelé le président de l’assemblée départementale, André Vezinhet. Michel Gaudy a par ailleurs insisté sur les « efforts de gestion » entrepris par la collectivité, notamment au niveau de ses dépenses de fonctionnement, et ce à l’heure où les dépenses sociales croissent de 4 à 5 % par an depuis 2008. « Cette maîtrise de nos dépenses nous permet de maintenir un très haut niveau d’investissement. Quand nous nous comparons aux départements millionnaires en habitant, nous constatons que nous sommes pratiquement le plus pauvre. Et pourtant, nous investissons nettement plus qu’eux : 262 € par habitant dans l’Hérault, contre 237 € par habitant en moyenne sur le reste du territoire. » Autre exemple, entre 2000 et 2010, les taux ont augmenté de 22,9 % dans l’Hérault contre 33,2 % pour la moyenne des autres départements. En 2012 , le budget du département s’élève à 1,334 Md€ dont 256 M€ de recettes liées à la fiscalité directe avec pouvoir de taux (taxe sur le foncier bâti).