
Christian Bourquin, président de la Région L.-R. et sénateur des P.-O., a été élu président du Parc naturel marin « Golfe du Lion » (unique candidat, 53 voix, 2 abstentions sur 55 votants), ce vendredi 25 mai, à l’issue de l’installation du conseil de gestion* (60 membres, élus pour 5 ans) par le préfet des P.-O., René Bidal et le préfet maritime de la Méditerranée, Yann Tanguy, au sein de la préfecture des P.-O. Le Parc naturel marin « Golfe du Lion » couvre 100 km de côtes de l’Aude aux P.-O. (4 019 km2) a été créé par décret le 11 octobre 2011 à l’issue d’une mission d’études (2007) et d’une enquête publique (2010), devenant ainsi le 3e parc marin protégé de France après l’Iroise et Mayotte. « Après plusieurs mois de travail, nous pouvons enfin nous mettre au travail. Avec la création de ce parc, nous assistons à une décentralisation maritime, car seul l’Etat avait autorité. Le Parc étend cette autorité à un plus grand nombre. En outre, nous doublons la surface du département », ironise le président du Parc naturel marin.
Organisation du bureau en juillet
« Au final, je rassemble sur le Parc et je remercie les services de l’Etat pour leur aide dans ce dossier », indique Christian Bourquin, par ailleurs président du Parc naturel régional des Pyrénées et du Grand site Canigou. Selon lui, « le parc doit être un outil concret, utile et efficace au service des résidents de la mer. Je le serai moi-même. D’ailleurs, une réunion, dans un lieu emblématique non encore déterminé, aux alentours du 10 juillet, permettra de présenter l’architecture de l’organisation de la structure avec un bureau, des vice-présidents et un règlement intérieur. » Cette notion d’outil séduit le député-maire sortant de Narbonne, Jacques Bascou, qui espère que « le parc sera surtout dans l’opérationnalité pour casser cette rupture qui existait jusqu’alors entre la terre et la mer. »
Un budget global estimé entre 2,5 et 3,5 M€
Le parc va être doté d’un budget de fonctionnement d’environ 1,5 à 2 M€, et selon Christian Bourquin, d’une capacité d’investissement de 1 à 1,5 M€. Le futur siège du parc n'est pas encore défini. « Il est prévu le recrutement d’un directeur ou directrice du conseil de gestion, et une équipe de 3 à 10 personnes sera constituée à terme. Cette compétence sera partagée avec l’agence des Aires marines protégées », annonce Christian Bourquin. « Le parc doit participer à la préservation de l’environnement et au développement économique. » Alain Ferrand, le maire du Barcarès et vice-président de l’agglomération de Perpignan, note que « les décisions qui ont été prises sont à la hauteur de l’enjeu ». Il annonce pour sa part un projet de création d’un centre de recherche sur les écosystèmes sur sa commune. Le président du Parc a énoncé un certain nombre de pistes parmi lesquelles : favoriser le développement de PME liées à la mer, améliorer la qualité des eaux marines, favoriser la R&D, améliorer l’accueil touristiqu… Fin 2012, Christian Bourquin créera « un parlement de la mer à l’échelle des quatre départements côtiers de la région. J’ai préfiguré cela à lors de la signature du Livre Blanc d’Odysséa ».