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Hérault
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Immobilier
| 6/06/2012

Blocage des loyers : la Fnaim Hérault alerte sur une fuite des investisseurs

Après l’annonce par Cécile Duflot, ministre du Logement, de sa volonté de bloquer les loyers en cas de relocation dans les zones tendues (Montpellier est concernée en L.-R.), Bruno Cassin, président de la Fnaim de l’Hérault (qui tient son assemblée générale annuelle ce vendredi 8 juin à La Grande-Motte), évoque un « message négatif » envoyé à l’attention des investisseurs.
« Encadrer les loyers pour éviter qu’ils n’augmentent pas ou peu entre deux baux, c’est dire aux investisseurs qu’ils ne pourront pas faire ce qu’ils voudront de leur bien immobilier, que le gouvernement va regarder la façon dont ils gèrent leur bien, a-t-il indiqué mercredi à La Lettre M. C’est une immixtion dans la gestion de son patrimoine immobilier. »

Une mesure « au mieux neutre, au pire négative »

« Je ne comprends pas le sens du message politique. Depuis deux ans, les loyers ont baissé ou stagné, y compris à Montpellier, ajoute-t-il. Seuls les studios et T2 connaissent une légère hausse, de 1 % ou 2 % d’augmentation par an, soit à peine l’augmentation de l’inflation. Dans ce contexte, pourquoi vouloir contrôler le marché ? La mesure sera au mieux neutre, au pire négative. Si elle ne devrait pas inquiéter les propriétaires actuels - les loyers stagnent déjà -, la mesure risque de décourager les nouveaux investisseurs locatifs. Or, nous avons besoin d’eux pour mettre de nouveaux logements sur le marché ! De ce fait, le marché locatif devrait se tendre encore davantage. D’autant plus que la population continue d’augmenter. Le gouvernement va arriver à l’effet contraire de ce qu’il vise. »
D’après Bruno Cassin, le marché locatif sera largement impacté par cette mesure, qui pourrait être appliquée dès la rentrée : « Tous les propriétaires mettant leur bien en relocation sont concernés, même ceux qui possèdent des appartements anciennement loués, et qui sont vacants depuis plusieurs mois. Seule exception : lorsque d’importants de travaux de rénovation sont réalisés dans l’appartement. »
Bruno Cassin conclut : « Le gouvernement ne prend pas le problème du logement par le bon bout. Le logement est complexe. Plusieurs éléments doivent être prise en compte. Aborder le seul problème du locataire est réducteur. »

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