Languedoc-Roussillon
Viticulture
Forum international d'affaires : des opportunités à l’export

Des contacts et quelques signatures : la quatrième édition du Forum international d’affaires, organisé par Sud de France développement et adossé au Salon Millésime Bio au parc des expositions de Montpellier, est entrée dans le concret ce matin, avec les premiers rendez-vous B to B entre les 348 producteurs du L.-R. et les 220 importateurs conviés par la collectivité, représentant 38 nationalités différentes. Pour les exploitants languedociens, l’occasion est belle de compléter leur carnet d’adresse à l’export. « Les marchés ne sont pas très stables, alors chaque année, avec la concurrence, il faut aller en chercher de nouveau, indique Albert Sarrail, directeur du domaine familial éponyme, à Cazilhac, situé à deux pas de Carcassonne. Le FIA est une bonne opportunité de renforcer notre carnet d’adresses, de compléter la couverture géographique que nous avons à l’export. Nous avons accepté 25 rendez-vous. » Le domaine produit sur 100ha quelque 800 000 bouteilles par an, dont 90 % sont vendus à l’export.
Un bon rapport qualité-prix
Le Languedoc a en effet une carte à jouer sur un marché mondial où la consommation de vin est en augmentation. James McLaughlin, gestionnaire du portefeuille grands vins pour la compagnie canadienne Diamond Estates, est l’agent importateur de la Maison Gabriel Meffre, à Gigondas : « Les clients du nouveau monde ne comprennent pas encore tout à fait la spécificité régionale. Toutefois, le Languedoc propose des cépages dont les arômes s’allient très bien avec la gastronomie et dont le rapport qualité-prix est excellent. C’est ce que recherche les Canadiens. » Un constat que partage, pour les Etats-Unis, Amy Downs, distributeur indépendant du Colorado (Denver) : « Après le 11 septembre, il y a eu une désaffection pour les vins français, et du coup aujourd’hui, de nouvelles opportunités se font jour. L’approvisionnement en vin français est sous-estimé, et le rapport qualité-prix du L.-R. peut faire la différence. Vous savez, il y a autour de 40 distributeurs dans le Colorado, c’est très concurrentiel, alors il faut savoir faire la différence et les vins du L.-R. ont ce potentiel. »
Des retombées difficilement chiffrables
Les importateurs sont sélectionnés rigoureusement afin de permettre des contacts les plus profitables possible. « Les pays les plus représentés sont les pays cibles, sur lesquels on travaille toute l’année, avec en tête les pays d’Europe comme l’Allemagne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, ou encore les Etats-Unis et le Canada, ou encore en Asie, la Chine et le Japon, explique Pascal Barbe, responsable adjoint de la filière vin à Sud de France développement. On sélectionne soigneusement les importateurs, pour éviter de faire entrer le loup dans la bergerie, et surtout on fait en sorte d’avoir des entreprises de toutes tailles afin de coller avec le type d’entreprises de notre région. » Une fois les contacts noués au cours de ces rendez-vous, le plus dur reste toutefois à faire : signer un bon de commande. Rares sont les entreprises à le faire lors du FIA. « On aura la réponse dans quelques mois, mais je suis content des contacts pris ce matin, se félicite Yann Soulairac du Château Saint-Bénézet à Saint-Gilles, dans le Gard, dont les 2/3 de la production part à l'export, en Europe et en Chine. Lors de la dernière édition, nous avions eu une retombée avec un importateur suédois. Et nous avions eu beaucoup moins de rendez-vous lors du FIA. »










